Ce que j’apprends. #défi20prof

Le 20 août dernier, je lançais le #défi20prof dans ce billet de blogue. Après le «Pitch» (voir l’enregistrement du webinaire du 5 septembre ici), et l’invitation à partager un «Produit» entre le 22 et le 26 septembre (voir l’enregistrement du webinaire du 18 septembre ici), voici mon «Produit», c’est-à-dire un billet de blogue qui a pour but de vous partager ce que je suis en train d’apprendre dans le cadre du #défi20prof. Parce que le #défi20prof, je l’ai essayé moi aussi! Avec tout le personnel de l’École secondaire Champagnat. Wow! C’est vraiment quelque chose. Et je vous partage mon activité un peu plus loin. Suivez-moi!

Pas un agent de voyage

Il y a quelques semaines, je participais à mon tout premier podcast (baladodiffusion) avec @sarahlalondee sur VoiceED Radio. Et pendant notre conversation sur le leadership pédagogique, je partageais à Sarah Anne l’importance de prêcher par l’exemple. En tant que leaders, nous sommes tous appelés à modeler les pratiques de haut niveau que nous voulons voir dans nos écoles. Modeler. Les gens font ce qu’ils voient. On ne peut pas être des agents de voyage, et envoyer des gens là où nous ne sommes jamais allés nous-mêmes. Il faut essayer, défricher, risquer et agir plutôt comme guide. Quand j’ai lancé le #défi20prof, je n’avais pas réalisé que je pourrais, moi aussi, essayer une activité où je parle peu ou pas pendant les 20 premières minutes. Tel que promis Sarah Anne, voici l’activité #défi20prof que j’ai vécue avec tout le personnel de l’École secondaire Champagnat. Je salue mes collègues de LaTuque! Quelle journée 🙂

Contexte de l’activité

Le 15 septembre dernier, je passais la journée à LaTuque. Une conférence, suivie de 3 ateliers. Le premier atelier après la pause du matin portait sur Google docs et Screencastify. Pour vous mettre en contexte, je n’ai jamais rencontré mes collègues de LaTuque avant ce matin-là. Je ne connais pas encore tous les détails de leur réalité au niveau de l’infrastructure et de leur utilisation de la technologie au quotidien. Mais je me lance. L’atelier portera sur les multiples utilisations de Google docs et de l’extension Screencastify pour transformer l’expérience de l’apprentissage des élèves. Mais avant d’en arriver là, j’ai deux objectifs.

  1. Je veux apprendre à connaître la réalité de mes collègues.
  2. Je veux qu’ils apprennent à créer une table des matières de deux façons différentes dans un document Google.

L’arrivée des participants : début du #défi20prof

Quand les participants arrivent, tout ce qu’ils savent c’est qu’ils doivent avoir apporté des écouteurs. Je les accueille et leur explique qu’ils vont maintenant relever un défi, que je vais uniquement les observer et qu’on donnera un sens à tout ça après le défi. Voici ce qui est projeté à l’avant à leur arrivée. Vous avez accès au document.


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Le défi est lancé!

Alors c’est parti, les gens se placent en équipes de 2 et accèdent au document du défi en retapant bit.ly/defilatuque dans leur omnibox. Voici ce qui les y attend. Vous avez accès au document.

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Mes observations

Le travail d’équipe est lancé et je me mets à circuler. Il y a environ 40 personnes dans la grande salle. La première chose que je remarque, c’est que toutes les équipes commencent à se parler. À regarder leur écran et l’écran de leur partenaire. On compare ce qu’on voit. Si c’est pareil ou différent. On s’entraide. Tout le monde est en action sur le plan social et sur le plan cognitif. Certains anticipent le succès. Ils sont habitués. D’autres font leurs premiers pas. Je les ai rassurés au début. «Si ça ne fonctionne pas, ce n’est pas votre faute.» À peine 2 minutes se sont écoulées et tout le monde est en train de résoudre un problème. Tout le monde a le même défi à relever mais les gens sont confrontés à des défis différents. Je m’explique. Pour certains, les écouteurs Apple ne fonctionnent pas bien avec un portable IBM. Pour d’autres, l’étape de se créer une copie d’un document Google exige la création d’un compte Google. Pour d’autres, on se rend compte que l’activité se déroule mieux dans Chrome que dans Explorer… C’est de toute beauté.

On s’ajuste

Après 10 minutes, je me rends compte que le défi que je viens de lancer ne peut pas se dérouler exactement comme je l’avais anticipé. Pas grave. On s’ajuste. Des mains sont levées. Heureusement, une conseillère pédagogique de la commission scolaire est avec nous. Il y a aussi des enseignants qui peuvent nous appuyer à appuyer nos collègues. On ouvre des comptes Google, on appuie, on s’entraide. 25 minutes plus tard (environ), des gens ont terminé le défi et attendent la prochaine étape, d’autres seraient prêts à débuter le défi. Leur compte Google est maintenant créé. Après 25 minutes, 40 personnes sont prêtes à profiter pleinement de l’atelier qui portera sur Google docs et Screencastify.

Le défi n’est pas important, mais il est important.

Le défi en soi n’était pas important. Il me permettait de faire les choses suivantes :

  1. Qui a un compte Google?
  2. Qui est à l’aise de suivre des directives et de naviguer dans un document Google?
  3. Quels outils technologiques ont des particularités techniques (p. ex., iPad, Portable xyz).
  4. Modeler l’utilisation de Google docs et Screencastify!!!

Le défi était sensé amener les gens à apprendre à faire une table des matières de deux façons différentes dans une document Google. Plus de la moitié ont réussi à terminer le défi. Mais la beauté de la chose ici, et ce pourquoi le défi était important, c’est qu’avec les vidéos produites avec Screencastify, les gens ont la possibilité de retourner voir et de développer cette compétence. Ils ont vécu d’une façon comment Screencastify pourrait leur être utile au quotidien.

Tout ce qu’on peut accomplir ensemble

À la conclusion de l’atelier de 75 minutes, nous avions «couvert» tout ce qui était prévu. Je crois que tout le monde a réussi à ajouter l’extension Screencastify à Chrome et à créer leur première vidéo. Nous avons pris le temps de parler pédagogie et de voir comment ces outils pourraient nous aider à transformer notre approche pédagogique. Si j’avais voulu tout contrôler et expliquer, étape par étape, en faisant les démonstration à l’avant, jamais au grand jamais je n’aurais pu y arriver. L’entraide. Le travail d’équipe. Et je remercie mes collègues de LaTuque de m’avoir suivi dans cette démarche. Lâcher prise, c’est déstabilisant, mais on en accomplit tellement. Il faut avoir confiance au processus!

Concrètement

Pour ceux qui voudraient relever et recréer le défi que j’ai lancé à mes collègues de LaTuque. Voici concrètement les documents qui étaient requis.

Je n’avais qu’une journée avec mes collègues pour accomplir ce que je voulais accomplir. Je peux simplement m’imaginer à quel point on pourrait accomplir de grandes choses sur 6 semaines. La clé, impliquer les gens. Faire appel à leurs forces, leurs expertises. Faire confiance à la puissance de l’entraide.

Ça fait du bruit. Ça nous mène quelque part de fantastique.

Je ne voudrais pas revenir en arrière et demander à mes collègues de seulement m’écouter. Ce serait tellement moins efficace, tellement moins stimulant.

Essayez-le! À votre façon.

Et partagez vos constats sur le #défi20prof

Merci de vos commentaires

 

 

2 réflexions sur “Ce que j’apprends. #défi20prof

  1. beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement. un blog très intéressant. J’aime beaucoup. je reviendrai. N’hésitez pas à visiter mon blog. au plaisir

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