La classe «flexible»?

Avec l’avènement des nouvelles technologies et des nouvelles approches en éducation, on entend de plus en plus parler de la classe «flexible». Un concept qui génère plusieurs questions et préoccupations même. En voici quelques exemples.

  • «C’est quoi au juste, la classe flexible? Autre qu’une classe Pinterest…»
  • «L’ameublement flexible coûte cher, très cher. Est-ce possible d’avoir une classe flexible sans budget?»
  • «À quoi ça sert, une classe flexible? On en a déjà assez à faire présentement, non? Ça fit où?»
  • «Moi, j’aime ça des chaises ordinaires. Les ballons, pas tant!»

Je vous partage ici mon grain de sel au sujet de la classe flexible. C’est là où j’en suis dans ma réflexion.

Au-delà des ballons : l’apprentissage en profondeur!

Dans Définir les compétences du 21e siècle (un document de réflexion), une des sept incidences sur la pratique se lit comme suit (voir la page 32) :

« Le point central de l’enseignement : des pratiques axées sur « l’apprentissage en profondeur » et de nouveaux partenariats d’apprentissage s’imposent pour que les élèves acquièrent les compétences du 21e siècle. 

« L’apprentissage en profondeur » est « le processus au cours duquel une personne parvient à s’approprier les enseignements tirés d’une situation et à les appliquer à de nouvelles situations » (Pellegrino et Hilton, 2012, p. 5, traduction libre). On le décrit aussi comme étant le développement et l’application pluridisciplinaire d’habiletés transférables. L’apprentissage en profondeur implique l’interrelation des domaines cognitif, intrapersonnel et interpersonnel. (voir la page 11 du document pour consulter le visuel)

L’attention accordée à l’« apprentissage en profondeur » signale une mutation dans le rôle de l’enseignante ou de l’enseignant, dont « l’attention jusque-là concentrée sur le contenu à couvrir se reporte sur le processus d’apprentissage et sur le développement de la capacité des élèves à prendre en charge leur propre apprentissage et à tirer parti de celui-ci. L’enseignante ou l’enseignant doit devenir la ou le partenaire de l’élève dans les activités d’apprentissage en profondeur, celles-ci se caractérisant par la recherche, la connexité et des enjeux authentiques et significatifs » (Fullan et Langworthy, 2014, p. 7, traduction libre). »

La classe flexible, comme toute autre approche pédagogique dans l’école d’aujourd’hui, doit faciliter l’apprentissage en profondeur. C’est notre pourquoi collectif. La classe flexible, à mon humble avis, commence d’abord par la posture de l’enseignant (je dirais davantage du leader puisque ça s’applique à tout le monde) et ça mène à la flexibilité dans le design pédagogique.  D’où la mutation dans le rôle. La classe flexible, c’est beaucoup plus qu’un changement esthétique au niveau de l’ameublement. C’est un changement de posture.

La classe flexible, ça part du concepteur pédagogique! @bourmu

«Oui mais l’environnement physique est important!»

Je suis d’avis qu’un nouvel environnement physique peut stimuler l’innovation pédagogique et mener à des changements dans les pratiques. Oui. Or dans mon vécu, un bel environnement flexible au niveau de l’ameublement ne mène pas automatiquement à un changement dans les pratiques, au service de l’apprentissage en profondeur. Mon message ici, c’est qu’on peut créer dès aujourd’hui un environnement flexible d’un point de vue pédagogique, même si on n’a pas le budget pour changer l’aménagement physique. J’ai vu des cours bien magistraux, axés sur le contenu et la bonne réponse, offerts dans des espaces hallucinants. J’ai aussi vu des cours qui font rêver, par leur design pédagogique et qui étaient offerts dans des classes bien ordinaires. La classe flexible, ça part du concepteur pédagogique!

Il n’y a pas d’ami, il n’y a que des moments d’amitié. (1)

Quelques éléments «flexibles» à considérer

Je vous partage donc quelques éléments à considérer pour ajouter de la flexibilité à votre design pédagogique. Toujours au service de l’apprentissage en profondeur et des nouveaux partenariats d’apprentissage. C’est ici que la posture de coach devient incontournable.

Le temps : Dans la planification annuelle, il faut prévoir du temps où l’élève pourra prendre le temps de se développer. Une chose bien importante à enseigner à nos élèves, pour qu’il y ait apprentissage en profondeur, c’est la responsabilité. Ils doivent prendre en main leur apprentissage et devenir les entrepreneurs de leur vie. C’est ici également qu’on prend le temps de leur enseigner la mentalité de croissance. Pour y arriver, il faut croire fermement que les élèves ont un potentiel illimité.

Comment alors pouvons-nous gérer autrement le temps précieux et limité que nous avons avec eux?

L’évaluation : On n’allume pas un feu avec un thermomètre. Comme on n’allume pas la flamme de l’apprentissage en profondeur à force d’évaluations sommatives. Il y a un lien direct entre évaluer autrement, notre façon de gérer le temps et la posture du coach. Pour évaluer autrement, il faut voir où se trouve la flexibilité que nous avons au niveau du temps, des exigences du programme et de cette gestion quotidienne des relations humaines que nous entretenons avec les élèves. Ici, on amène l’élève à documenter des preuves de ses progrès et de ses apprentissages. C’est ici qu’on soutient le développement d’une mentalité de croissance chez l’élève puisque nous l’aidons à donner un sens à ses efforts et à interpréter de façon constructive son cheminement.

Quelles pourraient être des stratégies d’évaluation au service de l’apprentissage en profondeur?

Comment conçoit-on une telle démarche pédagogique?

La personnalisation du programme : Apprendre en profondeur, c’est une démarche personnelle. Avec les outils technologiques à notre disposition, il est de plus en plus évident que la personnalisation de l’expérience d’apprentissage est non seulement possible, mais vraiment accessible à tous. Il suffit de le voir. Il suffit de voir la flèche dans le logo de FedEx, comme j’aime le souligner dans une de mes conférences. Vous saviez qu’il y a une flèche dans le logo de FedEx? Regardez l’image ci-bas. Regardez entre le E et le X.

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Maintenant, essayez de ne plus la voir! Une fois qu’on le voit, on ne peut pas ne plus le voir. Ça part du concepteur. Dans la classe flexible, il y a une place pour la voix de l’élève. Dans la classe flexible, il y a une place pour les forces, les talents et les intérêts des élèves. C’est même le point de départ de la démarche pédagogique! Le voyez-vous? J’aborde la question en profondeur dans Quand l’inukshuk tombe sur la tête. C’est ici qu’on peut réellement jouer le rôle de coach auprès des élèves. On identifie le talent, on positionne le talent (dans sa zone proximale d’intérêt et de développement) et on outille bien le talent (avec du soutien, des contextes, des stratégies, des outils…). On part de la personne, pas du programme.

À quoi pourrait ressembler une démarche pédagogique flexible qui vous permette de jouer un rôle de coach auprès de vos élèves?

La classe flexible? L’environnement flexible le plus important en éducation se trouve entre nos deux oreilles, les amis 🙂 Le reste n’est que la manifestation de cette flexibilité (posture).

C’était mon grain de sel.

Merci de vos commentaires.

 

 

Les 12 habitudes du leader pédagogique

J’écris pour réfléchir aujourd’hui. J’ai besoin de créer de la clarté autour d’un concept qui me trotte dans la tête depuis un certain temps. J’espère pouvoir compter sur vos commentaires, chers lecteurs, pour le valider et surtout l’enrichir. Je vais l’inclure dans mon livre, qui devrait paraître en 2018 🙂

Tout ce que nous voulons créer dans nos écoles dépend de notre capacité de grandir. @bourmu

Une invitation

Partons du principe que tout le monde dans le système est un leader pédagogique. Tout le monde. Les 12 habitudes du leader pédagogique, c’est une invitation à volontairement mettre l’accent sur tout le potentiel humain qu’il y a dans notre système. Repenser l’école, c’est une question de croissance. Montrez-moi un conseil scolaire, une école, une salle de classe où il y a de l’innovation et des élèves qui se réalisent, je vous montrerai des leaders pédagogiques en croissance.

Montrez-moi un conseil scolaire, une école, une salle de classe où il y a de l’innovation, je vous montrerai des leaders pédagogiques en croissance. @bourmu

Croître intentionnellement

Tout ce que nous voulons créer dans nos écoles dépend de notre capacité de grandir. Que se passerait-il si nous décidions tous de volontairement adopter certaines habitudes pour croître intentionnellement? On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas. Dans le système traditionnel, on enseignait ce qu’on savait. Dans l’école d’aujourd’hui, l’école des compétences, on doit développer des personnes. Et on peut seulement reproduire qui on est. Ce que nous sommes est désormais plus important que ce que nous savons. Ne soyons pas stressés par les résultats actuels, chers collègues. Soyons excités par tout le potentiel de croissance et d’innovation que nous pouvons exprimer. Que nous allons exprimer!

Ce que nous sommes est désormais plus important que ce que nous savons. @bourmu

Les 12 habitudes du leader pédagogique

Voici donc les 12 habitudes du leader pédagogique. Du 21e siècle, de l’ère numérique, d’aujourd’hui, de l’école repensée, d’influence, d’impact… Je vous laisse choisir. Ce n’est pas la vérité absolue. Avec mes apprentissages des dernières années, c’est ce qui me semble le plus important. À mon avis, ces habitudes nous aideront à exprimer notre plein potentiel en tant que leaders pédagogiques, à repenser l’école et à transformer l’expérience d’apprentissage de tous les apprenants dans le système, y compris les adultes.

12 habitudes du leader pédagogique

Merci @maotechno pour le superbe sketchnote, encore une fois! Tu ne cesses de nous impressionner… 🙂

Le leader pédagogique…

  1. Entretient un dialogue intérieur positif

    On dit souvent que les relations sont la clé en éducation. On oublie cependant que la relation la plus importante pour notre épanouissement personnel est la relation que nous entretenons avec nous-mêmes. Comment on se parle. Ce qu’on croit possible pour soi. Se donner le droit à l’erreur. Dans mon expérience, je me rends compte que nos actions finissent toujours par donner raison à notre discours intérieur. Ce qu’on pense possible pour soi, pour nos collègues, pour nos élèves devient souvent la réalité. Nos actions reflètent notre discours intérieur après tout. Pour exprimer son plein potentiel, il faut croire qu’on a de la valeur. Et il faut savoir que notre discours intérieur, ce n’est pas nous. Il est conçu pour minimiser le risque et nous garder en sécurité. Défi : notre plein potentiel ne se trouve pas à l’intérieur de notre zone de confort. Jim Rohn a un bon conseil à cet effet : « Stand guard at the door of your mind. » Parce que notre discours intérieur affecte notre performance. Personne ne performe de façon constante à un niveau plus élevé que son image de soi. Personne. Et en éducation, notre discours intérieur affecte le discours intérieur des personnes dont nous sommes responsables. Bruce Lee disait : « A good teacher protects his pupils from his own influence. » Croire en soi, pour croire en nos collègues, pour croire en nos élèves. La santé mentale…

  2. Élève sa conscience de soi

    Dans mes lectures, je suis tombé sur cette citation de Carl Jung : « Until you make the unconscious, conscious, it will direct your life, and you will call it fate. » La conscience. David Foster Wallace soutient que le fruit d’une éducation de qualité n’est pas la connaissance, mais la conscience. Ça explique, par exemple, pourquoi plusieurs étudiants arrivent à l’université en croyant qu’ils savent beaucoup de choses. Ceux qui en ressortent avec une éducation de qualité repartent conscients de tout ce qu’ils ne savent pas, parce qu’ils ont été exposés à des niveaux supérieurs de conscience et de questionnement. Nos résultats actuels sont-ils dus à nos efforts conscients ou à nos croyances inconscientes? Je pense qu’il faut regarder plus loin que nos résultats actuels si on veut vraiment être en mesure de repenser l’école et développer des personnes. Dans l’école traditionnelle, les élèves étaient vus comme des vases vides à remplir de connaissances. Dans l’école d’aujourd’hui, la croyance de base doit être que les réponses sont toujours à l’intérieur des apprenants. En latin, éducation se dit educo, qui signifie : faire jaillir de. Notre rôle est de faire jaillir le potentiel des apprenants au niveau de leur conscience. Paul est bon en mathématiques. Il ne le sait pas encore. Not yet! Nous ne pouvons pas exprimer ce dont nous ne sommes pas conscients. D’où l’importance de mettre l’accent sur le potentiel des apprenants plutôt que sur leur performance actuelle.

  3. Se fixe des objectifs personnels clairs par écrit

    Quand on y pense, le vrai succès pour toute personne, c’est lorsqu’on fait des progrès constants dans notre capacité d’atteindre nos objectifs personnels. Le progrès. La clé, c’est qu’il faut avoir des objectifs pour les atteindre. Ça signifie qu’il faut vraiment savoir ce qu’on veut. Vraiment. Un bon exercice pour valider si nos objectifs sont vraiment nos objectifs, c’est de les écrire à la main dans un cahier et de les réécrire à tous les jours à partir de ce qu’on ressent, pas à partir des objectifs de la veille. Après 4 à 7 jours, les objectifs se précisent. Les objectifs SMART sont préférables mais je crois qu’il faut 2 autres critères : 1. Ils doivent nous exciter, nous motiver. 2. Nous devons pouvoir agir de façon concrète au quotidien pour les atteindre. Le processus d’écrire des objectifs personnels, de les formuler de sorte qu’ils nous motivent, de passer à l’action, de monitorer nos actions (et nos manques!!!), de nous ajuster… C’est incroyable ce que ça fait. Quand on vit ce processus, notre discours intérieur s’améliore et on améliore considérablement les résultats qu’on obtient dans notre vie. En plus, on s’outille pour appuyer les élèves à faire de même. Si on souhaite personnaliser l’éducation, il faudra pouvoir aider les élèves à se fixer des objectifs personnels et à passer à l’action.

  4. Est intentionnel, discipliné et constant

    Tout ce qui vaut la peine d’être fait, comme de grandir en tant que leader pédagogique, ça se fait en montant. Il faut être intentionnel. Il faut suivre le plan, les objectifs. Passer à l’action. Quand on y pense, ça n’a rien à voir avec la connaissance. La plupart des gens savent quoi faire. Pensez-y. C’est plutôt une question de connaissance de soi (voir no 1 et no 2). Ce qui se passe à l’intérieur de soi nous prive de nos rêves beaucoup plus que nos échecs. John Maxwell affirme : «There is pain in life. The pain of discipline or the pain of regret. You have to decide if you want to pay it upfront.» La discipline, c’est accueillir le processus, c’est passer à l’action chaque jour. Être constant. Ce n’est pas une qualité très reluisante. Ce n’est pas une qualité qui gonfle l’ego. Or la constance donne des résultats. Prenons le golf par exemple. Pour gagner un tournoi, les joueurs jouent 4 rondes. Pourquoi? Tous les joueurs peuvent jouer 66 un jour. Après 2 rondes, on élimine la moitié des joueurs. Les moins constants. Après 4 rondes, les meilleurs sont en tête. Les plus constants. C’est la même chose dans la vie. Ce qu’on fait au quotidien détermine nos résultats. Ce n’est pas ce qu’on fait une fois de temps en temps. La constance. Dans notre caractère, nos relations, notre performance, nos réactions, nos décisions… Tout le monde est un leader. Lead yourself.

  5. Est réseauté

    L’humain est un être social. Nous sommes meilleurs en communauté. Ce n’est pas naturel en éducation puisque le système traditionnel nous a habitués à travailler en privé. Chacun dans sa classe. Aujourd’hui, l’isolement est un choix qu’on fait. Il faut se réseauter, choisir les gens qui vont nous soutenir, nous nourrir, nous appuyer et vice versa. Ça commence par les gens dans notre école. Il y a aussi les multiples possibilités de réseautage en ligne avec les médias sociaux qu’on connaît. Mais ça n’a pas vraiment de sens si on ne peut pas d’abord se réseauter avec les gens qui partagent la même bâtisse que nous. Les mêmes élèves, la même mission… L’efficacité collective. Pour moi, être réseauté, c’est être actif. C’est être au centre de mon apprentissage. C’est donner et recevoir. C’est chercher à aider tout un système à s’améliorer. Parce qu’on peut. Nos élèves sont réseautés aussi. Quelle est la place des réseaux dans l’école repensée? C’est une question importante.

  6. Réfléchit

    Le leadership, c’est être proactif. C’est essayer d’anticiper où on s’en va et choisir le meilleur chemin pour s’y rendre. Ça demande du recul, de la réflexion. On dit souvent qu’on apprend de nos expériences. Je crois qu’on apprend surtout quand on réfléchit à nos expériences. Quand on réfléchit, on peut en retirer des leçons. Dans The 15 Invaluable Laws of Growth, John Maxwell affirme : « Reflection allows growth to catch up with you. » En éducation, ce n’est pas facile de prendre le temps de réfléchir à sa pratique. Ça ne semble pas utile. On a des choses à faire. Je vous encourage à mettre du temps à l’horaire (30 minutes), une fois par semaine, pour réfléchir à vos expériences, à vos objectifs. C’est magique 🙂

  7. Rend ses apprentissages visibles

    Une des premières étapes du leadership, c’est être modèle. Parce que les gens font ce qu’ils voient, pas ce qu’on dit. Rendre ses apprentissages visibles, c’est une façon d’établir sa crédibilité en étant volontairement vulnérable. Ça demande de la confiance en soi. Ça bâtit la confiance et le respect entre les apprenants. Cette habitude va un peu avec l’idée d’être réseautés et de s’améliorer collectivement aussi. Quand je rends mes apprentissages visibles, quand je partage les questions qui m’interpellent, les défis que je tente de relever, j’aide la profession, la collectivité à s’améliorer. Je ne serais pas qui je suis aujourd’hui sans mon réseau d’apprentissage professionnel. Rendre ses apprentissages visibles, c’est pour moi un incontournable dans le monde d’aujourd’hui. Imaginez si tous les leaders pédagogiques le faisaient. À quelle vitesse pourrions-nous progresser? Dans l’école repensée, pour développer des personnes, nous devons amener nos élèves à rendre leur pensée visible. On ne peut pas agir sur ce qu’on ne voit pas.

  8. A une attitude positive

    L’attitude, c’est 100%. Faites le calcul. (A = 1; T = 20; I = 9; U = 21; D = 4; E = 5). On ne contrôle pas ce qui nous arrive, ni à quelle vitesse nos élèves se développent, mais on contrôle comment on choisit de réagir. Notre attitude détermine comment on vit nos journées. Les élèves viennent à l’école pour qu’on les développe, pas pour nous donner un auditoire pour qu’on puisse livrer notre contenu. C’est sec, mais c’est ça 🙂 C’est l’école des élèves. Et on a le privilège de les accompagner dans leur développement. Vu comme ça… 🙂

  9. Estime les autres

    Le leader pédagogique croit que les autres ont de la valeur. Ils valent la peine qu’on s’investisse en eux, pour eux. Il croit que la vie de chaque personne qu’il côtoie est plus importante que ses résultats actuels. Potentiel. Empathie. Processus. Long terme. L’école est désormais une entreprise de développement de personnes. On ne peut pas avoir de succès si on n’estime pas les autres.

  10. A une mentalité d’abondance

    Carol Dweck parle de la mentalité de croissance. C’est croire qu’on peut se développer avec de l’effort et des stratégies. Choisir d’avoir une mentalité d’abondance, c’est choisir de croire qu’il y en aura toujours assez. Qu’il y a une abondance de ressources, de talents, de potentiel, de temps, de flexibilité, de possibilités. Au fil du temps, je me rends compte qu’on ne choisit pas toujours consciemment notre mentalité d’abondance ou d’insuffisance. Et ça a tout un impact sur notre comportement et sur notre qualité de vie. Pour repenser l’école et personnaliser l’éducation, il faut adopter une mentalité d’abondance. Croire que tout le monde a suffisamment de potentiel pour se développer. Croire qu’il y a plusieurs façons de se rendre où on veut aller. La mentalité d’abondance, c’est le point de départ de l’innovation et de la créativité.

  11. Entretient des relations qui ajoutent de la valeur aux autres

    Le leadership pédagogique, c’est une vie qui en influence une autre. C’est tout. En éducation, on entre en relation avec les autres dans le but de contribuer à leur développement. Le bien-être dans nos écoles passe par la qualité des relations que nous entretenons avec les autres. Les leaders pédagogiques d’impact savent comment connecter avec les autres. Écouter, observer, apprendre à connaître l’autre. Ce sont les fondements du leadership. On assoit son leadership sur les relations. Pourquoi? Parce qu’on ne peut pas influencer quelqu’un qui ne nous aime pas.

  12. Innove à l’intérieur de la boîte

    Enfin, on parle d’innovation. C’est souvent le point de départ quand on parle du virage au numérique. Innover à l’intérieur de la boîte, c’est repenser nos processus pour faciliter l’innovation, l’expérimentation. C’est devenir un concepteur d’expériences d’apprentissage, c’est créer de la flexibilité dans la démarche d’enseignement/apprentissage pour permettre aux apprenants de se développer, pas seulement pour se préparer à des épreuves. Innover à l’intérieur de la boîte, c’est laisser libre cours au potentiel humain dans nos écoles. Faire autrement.

Quelques remarques

  • Les habitudes ne sont pas linéaires.
  • Les 12 habitudes sont des choix. Pas besoin de talent particulier pour les adopter.
  • Les habitudes deviennent des habitudes quand on n’a plus besoin d’y penser. Il faut donc être intentionnels et conscients pour y arriver. Chaque jour.
  • 8 des 12 habitudes sont invisibles pour les autres. C’est intérieur. C’est ce qui est à la source de nos résultats actuels! Certaines seront difficiles. On vise le progrès, pas la perfection 🙂
  • Les habitudes visibles, on les adopte surtout pour les autres.
  • On travaille donc 2 fois plus sur soi pour pouvoir aider les autres. C’est l’idée.
  • Ces 12 habitudes vous aideront à grandir et vous donneront un profond sentiment d’accomplissement.

Alors vous, quelles habitudes vous interpellent?

Quelles habitudes sont un défi pour vous?

Quelles habitudes ajouteriez-vous à cette liste?

Merci de vos commentaires! 🙂

L’école repensée

Repenser l’école. C’est le sujet de l’heure. On le voit par la quantité d’articles et de billets qui sont publiés dernièrement. Les gens sont en réflexion. On parle de changer nos édifices, nos structures organisationnelles, nos sources d’inspiration… On veut ce qu’il y a de mieux pour nous et nos élèves! Et ça m’amène à réfléchir. Il y a tellement de questions à se poser quand on se met à repenser l’école. Je vous en partage quelques-unes qui m’interpellent en ce moment et qui peuvent à mon avis nous aider à créer et à faire cette école repensée.

Quel est le point de départ de l’école repensée?

Quand on réduit l’éducation à sa forme la plus simple, on peut enlever les édifices, les directeurs, les manuels… On peut enlever bien des choses. À la fin, ce qui reste, pour qu’il y ait éducation, c’est un enseignant et un élève, en relation. L’idée de repenser l’école m’amène à essayer de voir les choses autrement. Et même quand j’essaie très fort d’imaginer un autre point de départ, je n’y arrive pas. Dans ma tête, le point de départ de l’école repensée est le même. Un enseignant et un élève, en relation.

Qu’est-ce que l’enseignement?

Quand on parle de repenser l’école, je crois que c’est davantage l’intention de cette relation qu’on veut revoir. Parce que c’est possible et nécessaire, grâce à (et non à cause de) Internet et aux technologies d’aujourd’hui. Revoir l’intention, les structures, les démarches, les cafétérias, les rôles, les espaces… Repenser ce qui se passe entre l’enseignant et l’élève. Alors, qu’est-ce que l’enseignement, dans cette école repensée? Qu’est-ce qui doit se passer dans l’école repensée pour qu’on se dise «Ah, il y a de l’enseignement là!» ? Et qu’est-ce qui doit se passer pour qu’on se dise «Ah, ça c’est de l’enseignement de haut niveau. Ça, on voudrait le voir à grande échelle.» ? Est-ce qu’il doit y avoir des stratégies à grande échelle dans l’école repensée? Après tout, on parle de personnalisation. À mon avis, tant qu’il y aura des indicateurs de réussite systémiques communs, on parlera de stratégies à grande échelle. Mais qu’est-ce que l’enseignement. On enseigne comment, quand tout le monde a Internet dans sa poche?

Une vision pour l’école repensée

J’offrais cette semaine la conférence La puissance du leadership pédagogique à mes collègues de la FEEP dans le cadre de #DSPP2017. J’essaie toujours de simplifier les choses. J’ai donc décidé de m’inspirer de visuels qui circulent depuis un certain temps pour produire un visuel qui pourrait refléter l’essentiel de l’école repensée. L’essentiel étant pour moi, la relation entre l’enseignant et l’élève et tout ce qui se passe entre les bulletins.

Le système traditionnel

Le bas de l’image reflète le système traditionnel où l’enseignant planifie son année en fonction du nombre d’unités qu’il a à «couvrir», les répartit dans le temps et mesure les élèves à la fin de chaque unité. Chaque crochet représente la note obtenue à la fin d’une unité. La moyenne de ces notes est reflétée au bulletin. La flèche en noir est bien droite parce que c’est habituellement l’enseignant qui est derrière le volant (sur le vélo, pour ceux qui ont entendu ma conférence). C’est un modèle qui a été très efficace pour transmettre des connaissances à grande échelle, pour mesurer la rétention de l’information et pour soutenir l’obéissance des élèves.

L’école repensée

Le haut de l’image présente une ligne rose qui est loin d’être bien droite. Dans un monde de compétences, c’est l’élève qui doit être derrière le volant de son apprentissage (sur le vélo). Et cela signifie qu’il aura besoin de temps, de multiples occasions d’essayer, de rétroaction, de soutien, d’une mentalité de croissance, d’un prof qui croit en lui. Flexibilité entre les bulletins. Parce qu’à court terme, si on est réaliste, il y aura encore des bulletins dans l’école repensée. «Bulletins» apparaît en jaune ici parce que je crois que les résultats des élèves seront étincelants. Pourquoi repenser l’école autrement…? Dans l’école repensée, le projet 20% devient le projet 100%. Dans ce contexte, on doit se réseauter, créer ensemble et documenter nos processus. La technologie prend tout son sens ici, dans ce nouveau modèle. Nouveau modèle flexible et personnalisé, nouveaux résultats. Je me demande, dans l’école repensée, si les élèves «en difficulté» seront les mêmes? Pensez-y.

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4 stratégies pour réussir dans un nouveau modèle

Présentement, je crois que le grand monde de l’éducation se promène entre le bas et le haut du visuel que je vous propose aujourd’hui. Essaie-erreur. Nous sommes en train de le vivre, ce processus qui développe notre compétence collective à dispenser cette école repensée. Une collègue cette semaine nous a dit qu’il fallait parfois essayer de nouvelles choses avant d’y croire.

Je vous propose donc 4 stratégies qui peuvent nous aider à réussir lorsqu’on essaie de nouvelles choses.

  1. Vivre ce qu’on veut enseigner : Dans le modèle traditionnel, on enseigne ce qu’on sait. Dans l’école repensée, on enseigne qui on est. On ne peut pas développer les compétences de nos élèves si nous n’avons pas ces compétences. Il faut donc vivre, développer ces compétences, peu importe comment on les nomme dans votre coin de pays. Pensez à l’image d’un entraîneur personnel dans un gym près de chez vous. Être ce qu’on enseigne.
  2. Commencer à l’enseigner : Pour aller loin, il faut simplement faire un premier pas aujourd’hui. Et en faire un de plus à tous les jours. Et s’ajuster. La puissance de l’action au quotidien.
  3. Réfléchir à ses expériences d’apprentissage et d’enseignement : On dit souvent qu’on apprend de nos expériences. Je crois qu’on apprend seulement des expériences auxquelles on prend le temps de réfléchir, d’évaluer, de tirer des leçons. La sagesse ne vient pas automatiquement avec l’âge 🙂 Prendre le temps d’analyser ce que vous apprenez (no 1) et ce que vous tentez d’enseigner (no2). On parle ici de compétences, bien sûr! Demandez de la rétroaction de vos collègues et de vos élèves! «Ça a l’air de quoi être mon collègue, être mon élève?» Intéressant!
  4. Se trouver un collègue pour vous appuyer : On ne peut pas réussir seul. Idéalement, si vous pouviez trouver un collègue qui veut cheminer avec vous ou qui est un peu plus loin dans son cheminement, ce serait génial. Comme le dirait une élève dans une vidéo, «Quand on est deux, il y a deux cerveaux»! Se soutenir les uns les autres dans nos efforts de repenser et de faire l’école autrement.

Repenser l’école. On est là, chers collègues. Et nous avons besoin de l’intelligence collective pour y arriver. Parce qu’on ne veut pas seulement la repenser, on veut la faire, cette école. C’est déjà commencé et c’est de toute beauté.

Dans quelques années, nous pourrons regarder derrière et se dire, «Wow! Te souviens-tu quand on se posait telle question? Regarde, cher collègue, l’école que nous créons (présent duratif) tous ensemble. Regarde l’école repensée, que nous vivons avec nos élèves.» Je crois qu’il n’y a pas de point d’arrivée pour l’école repensée. Ce sera un processus continu, à mon humble avis.

Il faut donc se poser les bonnes questions!

Quelles sont les questions qui vous interpellent quand vous repensez l’école dans votre tête?

Merci de les partager, on en a besoin!

Vous en valez la peine. Le croyez-vous?

J’ai toujours cru que chaque personne que je rencontre avait quelque chose à m’apprendre. Apprendre, me dépasser, ça fait partie de qui je suis. Je me sens vivant quand j’apprends. Cette année, j’ai décidé de vraiment être actif et intentionnel dans ma croissance. Je fais donc partie du John Maxwell Team depuis octobre 2016. Quelle occasion de croissance! J’apprends énormément de lui et des membres de l’équipe. Je lisais récemment que le plus beau cadeau qu’on puisse faire aux gens dans notre entourage, ce n’est pas tant ce qu’on fait pour eux mais bien ce qu’on fait pour soi. Croître intentionnellement. S’améliorer. Je me rends compte qu’on ne peut pas s’améliorer en silo. Je veux dire, je suis une seule personne. Si je m’améliore comme leader, par exemple, je deviens naturellement un meilleur père, un meilleur mari, un meilleur frère. Oui. S’aider soi-même nous permet d’aider encore plus les autres. C’est logique quand on y pense. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas. Et je me rends compte que ce que j’apprends s’applique souvent à toutes les sphères de ma vie. Je vous partage aujourd’hui les grandes lignes de ce que j’apprends en lien avec l’importance de la croissance personnelle intentionnelle. Ce sera possiblement utile pour vous également 🙂

Pourquoi se contenter du «bon» quand ça peut être «excellent»?

L’idée, c’est d’appliquer ce que j’apprends, ce que je sais. Il n’y a rien comme lire un bon livre ou assister à une bonne conférence. Le bon livre, la bonne conférence devient excellent.e seulement si une vie est transformée. Ça dépend de ce qu’on en fait. Ça dépend du récepteur. Le livre, la conférence, ça nous met dans un état affectif qui facilite le passage à l’action. Mais j’ai compris qu’il faut passer à l’action. Autrement, c’était un bon livre, une autre bonne conférence. Et le potentiel de transformation est perdu. Alors pourquoi se contenter du «bon» quand ça peut être «excellent»?

«The Law of the Lid»

Mais passer à l’action, ça veut dire qu’on veut changer. C-h-a-n-g-e-r! Mais pourquoi? Dans The 21 Irrefutable Laws of Leadership, la première loi, celle qui chapeaute toutes les autres, est la loi du plafond (The Law of the Lid). Selon cette loi, John Maxwell prétend que notre capacité actuelle en tant que leader détermine nos résultats et nos chances de succès. Ma capacité actuelle serait donc le plafond qui limite mon efficacité en tant que leader. «C’est ben plate ça!», dites-vous? Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant le maximum, si je suis un leader moyen dont la capacité est de 5, cela signifie que mon équipe ne performera jamais plus haut qu’au niveau 4. Ma capacité en tant que leader agit comme plafond pour moi et mon équipe. D’où l’importance d’investir dans ma croissance personnelle. Si je passe au niveau 6, 7 et possiblement au niveau 8, je crée de l’espace qui permettra à mon équipe de performer jusqu’au niveau 7. Une équipe ne peut pas performer de façon constante à un niveau plus élevé que son leader. On le voit en affaires, en politique, dans les sports. C’est aussi vrai en éducation, dans un conseil scolaire, dans une école, dans une salle de classe! Pensez-y! La solution, c’est tellement les personnes!

«Change is an inside job.» Gordon Graham

Pour ajouter de la valeur à qui on est, on doit croire qu’on a de la valeur

À première vue, la croissance personnelle, ce n’est pas très sexy. Pas très attrayant. Vraiment. Il me semble qu’un scénario plus reposant serait de pouvoir obtenir de meilleurs résultats sans changer. Ou changer, oui, mais les autres autour de soi 🙂 Je lisais Lee M. Jenkins : «You can never outperform your self-image.» La performance d’un individu ne dépasse jamais son estime de soi. On est aussi bon qu’on le pense finalement. C’est donc dire que pour ajouter de la valeur à qui on est, on doit croire qu’on a de la valeur. C’est le point de départ. «Change is an inside job», comme le dit si bien Gordon Graham. Ça part de l’intérieur. Ce n’est pas ce qu’on voit dans le miroir qui compte. C’est ce qu’on ne voit pas dans le miroir qui compte.

«You can never outperform your self-image.» Lee M. Jenkins

«You must know yourself to grow yourself.»

Dans Définir les compétences du 21e siècle, un des 6 C, celui qui est le plus complexe et le plus important à mon avis, est Apprendre à apprendre/Connaissance de soi et auto-apprentissage. Il est également question de mentalité de croissance. J’entends beaucoup parler de mentalité de croissance face à l’erreur. En réaction. Mais pour moi la mentalité de croissance, c’est être proactif. Et pour croître intentionnellement, il faut se connaître. Pensez-y. Pour personnaliser l’enseignement, un enseignant apprend d’abord à connaître ses élèves. Leurs forces, leurs défis, leurs intérêts. Même chose pour soi. Et comme le temps est précieux, pourquoi ne pas être efficace dans nos efforts. John Maxwell offre deux conseils de grande valeur à ce sujet.

  1. Quand on veut croître dans un domaine de talent, d’habileté, on choisit une de nos forces. Personne n’aime tenter de s’améliorer dans un domaine pour lequel il  n’a aucun talent. Demandez au meilleur golfeur que vous connaissez s’il frappe souvent son fer 3 au champ de pratique 🙂 Les gens qui ont du succès dans la vie sont généralement des gens qui ont découvert leurs talents et ils restent dans leur zone de force, de talent. Avec beaucoup d’effort et d’appui, on peut faire des progrès dans des domaines qui font appel au talent. Golf, musique, ébénisterie, leadership… Mais pas autant que dans les domaines qui relèvent de nos choix personnels.
  2. Quand on veut croître dans un domaine qui relève de nos choix personnels, on choisit une de nos faiblesses. Ça là qu’on peut faire des progrès très rapides, même exceptionnels. Choisir d’avoir une meilleure attitude ou d’être discipliné, être constant, fournir de l’effort soutenu, arriver à l’heure, appliquer ce qu’on sait. Tout ce qui relève d’un choix personnel est souvent ce qui fait la différence pour les gens qui réussissent. Le talent ne suffit pas. Les choses qu’on ne voit pas dans le miroir peuvent transformer qui on est. C’est un pensez-y bien.

En effet, il faut se connaître pour être en mesure d’ajouter de la valeur à qui on est. Mais il y a un piège dans tout ça. C’est qu’il ne faut pas attendre d’être motivé. La motivation arrive rarement. Il faut savoir ce qu’on veut, établir un plan et commencer avec une chose à la fois et être réaliste. Plus on passe à l’action, plus la motivation se fait sentir.

En effet, chers collègues, je me rends compte qu’il vaut mieux en faire un peu à tous les jours qu’en faire beaucoup, un jour.

Le succès, quel qu’il soit pour vous, n’arrivera pas par magie. Il se bâtit au quotidien. Vous, le bâtissez au quotidien.

Et il n’y aura pas de feux d’artifices!

Quel est votre plan de croissance personnelle?

Le meilleur moment pour commencer, c’est maintenant!

Vous en valez la peine. Le croyez-vous?

Merci de vos commentaires et bon succès!

 

 

Est-il temps de parler d’évaluation hybride?

Depuis plusieurs années déjà, nous parlons d’enseignement/apprentissage hybride. Des initiatives ministérielles ou systémiques existent pour faciliter cette façon de dispenser l’enseignement, soit une partie en personne et une partie en ligne. Des cours entiers et des modules d’apprentissage sont donc mis à la disposition du personnel enseignant des écoles. Les plateformes et les formats de ces ressources varient selon les conseils scolaires, les provinces et les pays. Or de plus en plus d’enseignants choisissent eux-mêmes leur plateforme infonuagique et créent eux-mêmes la démarche d’enseignement/apprentissage hybride pour, et dans certains cas, avec leurs élèves. C’est une des grandes manifestations du virage au numérique en éducation et c’est extraordinaire de voir la variété des usages techno-réfléchis sur le terrain. J’aborde la question dans ce billet. Mais où veux-tu en venir, Marius?

Je participais cette semaine à une rencontre de leadership avec la grande équipe du CECCE pour réfléchir aux différents moyens de monitorer les progrès dans la transformation de l’expérience d’apprentissage des élèves. La rencontre était animée par le docteur Chris Dede, de l’université Harvard. Il m’a fait grandement réfléchir lorsqu’il a affirmé : « Assessment must advance to support new methods of teaching and learning. » Et plus tard il disait : « Knowledge is situated in a context, not written on the blackboard. » Ce qui m’amène à entretenir l’idée de l’évaluation hybride. Vous me suivez? Continuons la réflexion ensemble.

« Assessment must advance to support new methods of teaching and learning. (…) Knowledge is situated in a context, not written on the blackboard. » Dr. Chris Dede

Des contextes authentiques d’apprentissage

Avec du recul, je crois qu’on peut affirmer que le but de l’enseignement hybride, ce n’est pas de reproduire en ligne le modèle d’enseignement traditionnel. On ne transforme pas l’expérience d’apprentissage des élèves en les invitant à s’engager en ligne dans une démarche d’apprentissage traditionnelle axée sur l’acquisition du savoir, souvent hors contexte (p. ex., des notes de cours), et sur la bonne réponse. Docteur Dede disait (et je paraphrase) que depuis toujours, le discours du monde de l’éducation ressemble à ceci : «Les contenus et matières importantes sont très difficiles à saisir dans la vraie vie. La vraie vie est complexe. Venez à l’école, nous vous enseignerons les différentes matières, une à la fois, hors contexte.» Or les contenus qu’on enseigne sont utiles seulement dans le contexte de la vraie vie, dans leur contexte d’origine. La transformation de l’expérience d’apprentissage de l’élève nous invite donc à permettre aux élèves d’apprendre dans des contextes authentiques. On souhaite qu’ils soient en immersion dans les contextes où les contenus prennent tout leur sens. À l’école, en ligne et dans la vraie vie. C’est pourquoi nous remarquons un intérêt croissant du terrain dans les espaces maker, la robotique, la réalité augmentée, la réalité virtuelle, pour ne donner que quelques exemples. Ce sont des façons de «sortir du manuel» et d’entrer dans des contextes authentiques. Alors si l’enseignement devient de plus en plus hybride, si les élèves apprennent en salle de classe mais aussi dans des espaces numériques, quel devrait être l’impact sur notre façon d’évaluer les élèves?

Enseignement hybride. Évaluation hybride?

Les élèves ne viennent plus à l’école uniquement pour du contenu. Ils viennent à l’école pour développer des compétences, pour développer qui ils sont. On le dit depuis quelques années. On le sait! Mais on évalue tout ça comment, des compétences? Pour savoir si un joueur de hockey est talentueux, on l’évalue en situation de jeu, lors d’un match. Contexte authentique. Si on veut savoir si notre enfant sait nager, on le place dans la piscine et on lui demande de nager. Contexte authentique. Si on veut savoir si nos élèves connaissent la règle des participes passés employés avec l’auxiliaire être, on leur demande de l’écrire sur un test. Hors contexte. Si on veut savoir s’ils peuvent l’appliquer, on leur demande de composer un texte. Contexte authentique. Si on veut savoir si nos élèves sont organisés, on regarde leur reliure à anneaux, leur pupitre, leur case… et dans une classe où il y a de l’apprentissage hybride, on regarde dans leur espace numérique? On vérifie si les courriels sont lus, classés? On vérifie comment leur Drive est organisé? On vérifie leur agenda? Si le contexte d’enseignement et d’apprentissage est hybride, l’évaluation (et l’enseignement explicite aussi!) doit être hybride également selon moi. Ça a du sens?

Pour développer les HH et les 6C de nos élèves, nous devons les placer dans des contextes authentiques, oui. Mais nous devons également tenir compte de leur progression tant en classe que dans le contexte du numérique. C’est donc dire que pour attribuer E, T, S ou N à chacune des HH sur la première page du bulletin (Je décris les HH et le bulletin scolaire de l’Ontario dans ce billet.), l’enseignant tiendrait compte des critères habituels mais aussi du comportement de l’élève dans le numérique. Enseignement/apprentissage hybride, évaluation hybride. C’est logique, non? Le contexte d’enseignement/apprentissage EST le contexte de l’évaluation.

Expérience d’apprentissage transformée. Évaluation transformée?

« Assessment must advance to support new methods of teaching and learning. », disait Dr Chris Dede. Regardons rapidement le modèle traditionnel. Combien d’enseignants ont déjà vécu la frustration de voir un élève manquer 30, 40 cours dans un semestre et obtenir une note finale de 70% ou plus? Moi, je l’ai vécu souvent. Particulièrement avec des élèves de 11e et de 12e année, performants dans les sports ou les comités.

Le modèle traditionnel

Le modèle traditionnel servait à transmettre des connaissances. Manquer un cours équivalait à manquer des notes. Si l’élève reprend ses notes et les comprend, il n’a rien manqué alors… Et ça explique aussi pourquoi la gestion de l’assiduité devient de plus en plus difficile dans le modèle traditionnel, selon moi. Le modèle traditionnel demandait de prendre des notes, de les mémoriser et de performer 5 à 10 fois pendant un semestre. Souvent hors contexte. Le rôle de l’enseignant ressemblait drôlement à celui d’un juge. Quand les élèves comprennent la « game » de l’école, comme le dirait mon collègue @zecool

On pourrait donc résumer le modèle traditionnel comme ceci : Apprentissage hors contexte, évaluations hors contexte, performances ponctuelles.

Le modèle transformé

Le modèle transformé place l’élève au centre de son apprentissage. Ouf! on l’entend souvent, cette expression. Ça veut dire quoi au juste? Dit simplement (il faudrait une série de billets pour m’aider à réfléchir à tout ce que ça prend mais bon), je crois que ça se produit quand l’élève s’investit dans une activité d’apprentissage (en personne ou en virtuel) qui lui demande toute son attention et un effort intellectuel soutenu, et ce , en contexte authentique. Et tant mieux s’il aime ça. Le but est qu’il développe des compétences cognitives, interpersonnelles, intrapersonnelles, numériques… La croissance, ce n’est pas ponctuel, c’est intentionnel et fait au quotidien. Dans le modèle transformé, manquer un cours, c’est comme manquer un entraînement. Ça ne se reprend pas.  Manquer un cours, c’est prendre du retard dans le développement de ses compétences. Pas la même « game », n’est-ce pas M. Cool? 🙂

«Dans le modèle transformé, manquer un cours, c’est comme manquer un entraînement. Ça ne se reprend pas. Manquer un cours, c’est prendre du retard dans le développement de ses compétences. Pas la même « game »» @bourmu

Le rôle de l’enseignant

Le modèle transformé place l’élève au centre de son apprentissage, oui, mais qu’en est-il de l’enseignant? Le rôle de l’enseignant, et c’est là la grande difficulté, est de guider tous ses élèves dans une démarche d’apprentissage. Un peu comme le ferait un entraîneur personnel. Mais comment s’y prendre pour faire ça? Pour livrer du contenu, le prof se place devant ses 30 élèves, et il livre le contenu. Pour développer les compétences de ses élèves, le prof… Pas sûr. Pas clair. Pas évident de concevoir une démarche d’enseignement/apprentissage dans un modèle que l’on n’a pas connu. Les enseignants d’éducation physique, d’arts et de technologie peuvent grandement nous aider ici je crois. Dans ce modèle, le rôle de l’enseignant est d’être un guide la plupart du temps et de documenter, avec les élèves, des preuves de réflexion, d’apprentissage, et de créer du contenu pour contribuer au monde, à la communauté. L’évaluation des progrès est quotidienne. La place de l’évaluation sommative traditionnelle, hors contexte, a de moins en moins sa place. Non? À quoi sert ou à quoi ressemble une évaluation sommative dans ce modèle transformé? J’aurais tendance à fixer des moments où l’enseignant doit prendre du recul face à la documentation pédagogique, à ses observations et conversations avec l’élève et à consigner une note ou un indicateur de progression, pour jouer son rôle de juge et bien répondre aux exigences du système, qui nous demande de mesurer la performance de nos élèves. Ce que je veux dire c’est, est-ce qu’on a encore besoin de tests hors contexte et ponctuels pour mesurer ce que l’élève peut faire un jour donné? Ou doit-on davantage attribuer une note ou un indicateur qui mesure la progression ou le niveau de compétence «habituel ou quotidien» d’un élève? Je me questionne.

On pourrait donc résumer le modèle transformé comme ceci : Apprentissage en contexte, soutien continu, progression continue, évaluations ponctuelles du processus et de la progression, établissement d’objectifs personnels. Ça ressemble drôlement à Faire croître le succès ça…

Quoi qu’il en soit, si on revoit notre démarche d’enseignement/apprentissage, on doit forcément revoir notre façon de soutenir l’apprentissage et notre façon de mesurer et d’évaluer l’apprentissage. Enseignement hybride : Évaluation hybride. Développement de compétences : rétroaction utile et soutien affectif.

À mon avis et à la lumière du message du docteur Dede cette semaine, nous devrons développer notre capacité à évaluer et à mesurer les choses qui ont de l’impact sur la transformation mais qui sont abstraites comme l’engagement, la métacognition, l’autoefficacité et le leadership. Dans la transformation de l’expérience d’apprentissage de l’élève, les choses les plus importantes sont difficiles à mesurer. Est-il temps de parler d’évaluation hybride? Je réfléchis.

Merci de vos commentaires!

 

 

 

 

 

 

Tac2016 : 2 conférenciers, 1 grande idée!

Dans le cadre de la conférence provinciale Tac2016, les participantes et participants ont eu droit à deux conférences d’ouverture de haut niveau offertes par Nancy Brousseau et George Couros.

7 décembre – conférence d’ouverture de Nancy Brousseau

En effet, Nancy Brousseau a lancé la journée du 7 décembre avec une conférence sur mesure portant sur le thème de Tac2016, soit Innover, croître et inspirer. Elle a mis l’accent sur l’importance de la croissance professionnelle continue pour soutenir l’innovation nécessaire à la pérennité de l’École. Elle soutient d’ailleurs que l’autoformation doit être au coeur de l’innovation en éducation. Ces propos en ont fait réfléchir plus d’un. Et vous, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous entendez «autoformation»? Le sketchnote de Marie-Andrée Ouimet illustre plusieurs points clés abordés par Madame Brousseau.img_6110-2

Autoformation?

À bien y penser, avec l’accès à Internet et avec tous les outils technologiques à notre disposition, l’autoformation est désormais accessible à tous. L’autoformation, c’est apprendre ce qu’on veut, de qui on veut, quand on veut. Intéressant, non? L’autoformation, c’est l’apprentissage personnalisé à son meilleur puisque c’est l’apprenant qui est derrière le volant. Or pour que cette expérience soit agréable et productive, l’apprenant doit développer des compétences. Et puisque l’autoformation se fait principalement grâce au numérique, vous comprendrez que de développer des compétences en littératie numérique est essentiel. Quoi qu’il en soit, si on veut développer des apprenants à vie, il faut être des apprenants à vie nous aussi. Et ça, ça passe inévitablement par l’autoformation, en grande partie.capture-decran-2016-12-12-a-13-10-34

Responsabilité? ou Possibilité!

Puisqu’on parle de plus en plus d’autoformation, certains se posent possiblement des questions concernant la responsabilité de l’apprentissage professionnel.

  • Est-ce que cela veut dire que les employeurs n’ont plus à former leurs employés?
  • Est-ce que ce sont les employés qui sont les seuls responsables de leur croissance professionnelle?

Ce sont des questions bien légitimes. À mon avis, la réponse aux deux questions est «Bien sûr que non!». L’employeur doit toujours chercher à investir dans le développement professionnel de ses employés. Madame Brousseau l’a répété à quelques reprises. L’effet enseignant est ce qui compte le plus dans notre système. Nous devons faire tout ce qu’on peut pour soutenir les enseignants et les directions pour maximiser cet effet enseignant (voir captures d’écran partagées sur Twitter). C’est donc dire que la responsabilité est partagée. Partagée dans le sens que c’est maintenant un choix individuel que font les gens qui décident d’attendre d’être formés par leur employeur. Dans ce cas, des limites sont imposées par le temps, le budget, les ressources humaines… Dans le contexte actuel, il faut apprécier tout ce que le numérique rend possible. Les possibilités sont impressionnantes. Pour l’employé, la question n’est pas tant «Qui est responsable de ma croissance professionnelle?» – c’est une responsabilité partagée – mais bien «Quelles possibilités de développement professionnel sont à ma portée, où je veux, quand je veux et gratuitement?!». L’autoformation, c’est une forme d’empowerment du personnel. C’est prendre activement la responsabilité de son devenir professionnel. Ça, c’est extrêmement motivant.

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8 décembre – conférence d’ouverture de George Couros

De son côté, George Couros a ouvert la journée du 8 décembre avec sa conférence The Innovator’s Mindset, inspirée du livre éponyme, où il présente les 8 caractéristiques de la mentalité de l’innovateur (traduction libre). À la fois humoristique, informatif, émotif et inspirant, George Couros n’a laissé personne indifférent face aux possibilités que nous offrent les technologies d’aujourd’hui. Un message qui m’a frappé est celui-ci : «La technologie ne remplacera jamais les grands enseignants, mais, entre leurs mains, elle peut être transformationnelle.» Le sketchnote de Marie-Andrée Ouimet illustre plusieurs points clés abordés par George Couros.img_6127

La ressource est maître? ou Le maître est la ressource!

Je me dis que la technologie, c’est une ressource. Une ressource indispensable, qui peut être transformationnelle, mais une ressource. Quand on analyse le fond du message des 2 conférenciers, on parle de compétence, d’innovation, de relations… On parle d’abord des gens, des personnes, ensuite des ressources. Autrefois, la ressource était maître dans la salle de classe de la «bonne réponse». Désormais, avec le développement des compétences des élèves, c’est le maître, la personne,  qui est la ressource la plus importante dans la salle de classe des 6C (voir p. 56). Toutes les ressources matérielles et numériques sont des outils au service de l’effet enseignant. D’ailleurs, on n’a qu’à penser aux enseignants qui innovent avec des idées comme le projet 20%, par exemple. Il n’y a pas de manuel pour ça. Ces enseignants savent quelle ressource matérielle ou numérique utiliser en temps opportun. Le maître est la ressource. C’est donc dire que ce sont des personnes qui transforment l’éducation. Des personnes en croissance continue.capture-decran-2016-12-12-a-12-47-43

Enfin, je retiens plusieurs choses de nos 2 conférenciers à Tac2016. Et un message puissant que je retiens, c’est que l’enseignant est la source principale de l’innovation en éducation. Heureusement, certains ont l’occasion d’être accompagnés ou de recevoir de la formation. Mais tous ont la possibilité de prendre en charge leur propre développement professionnel par le biais de l’autoformation. Nul ne peut développer les 6C de ses élèves s’il ne les a pas.

Et vous? Qui est derrière le volant de votre croissance professionnelle?

#CroissanceProfessionnelleContinue #Formation #Accompagnement #Autoformation

Merci de vos commentaires!

La question se pose

Bloguer en tant que direction d’école?

On me demande souvent pourquoi une direction d’école devrait bloguer. Je parle ici d’un blogue professionnel. Un espace numérique où les gens de votre réseau d’apprentissage personnel (RAP) peuvent avoir accès à vos réflexions, à votre cheminement en tant que leader. L’assiette est déjà assez pleine. Sérieusement! Et si ce n’est pas une question de temps, les gens peuvent se questionner sur ce que ça prend pour être un blogueur. Vraiment. Voici quelques questions fréquentes. Des questions tout à fait légitimes.

  • Qui peut bloguer?
  • Qui devrait bloguer?
  • Est-ce que toute direction d’école peut vraiment aspirer à devenir blogueur?
  • Développer un lectorat?
  • Qui suis-je pour bloguer?
  • Qu’est-ce que j’ai à partager?
  • Est-ce que je suis crédible?
  • Comment les gens vont-ils réagir?
  • Est-ce que ce que j’ai à dire peut intéresser quelqu’un?
  • Bloguer, juste comme ça, est-ce prétentieux?

Adobe Spark (2)

Quelques approches

Avant de devenir moi-même blogueur, j’ai commencé par développer une bonne compréhension du contexte du numérique. J’ai surtout mis l’accent sur Twitter en bâtissant mon RAP. Twitter, c’est une sorte de micro-blogue. On est limité à 140 caractères. J’y ai découvert des gens très intéressants comme Eric Sheninger et George Couros.  Ces deux leaders nourrissent mes réflexions et contribuent à mon cheminement en tant que direction.

Pour Eric Sheninger, toute direction d’école devrait bloguer et devenir le raconteur d’histoires par excellence pour son école. Voici un billet où il aborde la question.

Pour George Couros, le blogue sert de portfolio professionnel. Il démontre notre cheminement en tant que direction. Voici un billet où il aborde la question.

Ce que j’ai appris

J’ai un blogue depuis 2012. Je publie assez fréquemment depuis 8 mois. Voici ce que j’ai appris dans le processus.

  1. Réfléchir : Quand je rédige, je réfléchis. Bloguer, pour moi, c’est réfléchir par écrit. Trop souvent en tant que direction, le temps de reflexion est un luxe. Bloguer, c’est du temps de réflexion de qualité. Ça m’aide à prendre du recul, à voir où je veux aller.
  2. Partager : Ceux qui me connaissent en ont probablement assez de m’entendre parler des bienfaits de Twitter. Que voulez-vous? Quand quelque chose transforme votre existence pour le mieux, on a le goût d’en parler. Twitter m’a appris que le partage entre collègues, ça n’a pas de prix. Bloguer, c’est une façon plus étoffée de partager mes idées, mon vécu, ma vision, mon questionnement, mon cheminement. Je sais que ça peut aider mes collègues parce que tellement de blogueurs (des directions) contribuent à mon cheminement de cette façon. Notre profession, notre rôle est tellement exigeant. Je crois que nous avons le devoir, la responsabilité de partager entre collègues. C’est tellement facile avec les outils de nos jours! Comme le dit si bien George Couros, en 2016, l’isolement est dorénavant un choix que nous faisons!
  3. Communiquer : Bloguer améliore mes habiletés de communication parce que je dois articuler, organiser ma pensée. Quand un collègue me pose une question à propos d’un sujet sur lequel j’ai déjà blogué, je communique beaucoup plus clairement ma pensée. Communiquer, c’est une compétence importante en tant que leader.
  4. Leadership : Bloguer, c’est prendre sa place dans le virtuel. C’est s’afficher comme leader. C’est se rendre accessible. Et comme le dit si bien John C. Maxwell, « Leadership is influence ». Bloguer, c’est donc exercer son influence, son leadership.

« Leadership is influence » John C. Maxwell

Comment s’y prendre en 10 étapes

  1. Choisir sa plateforme (Blogger ou WordPress)
  2. Faire la mise en page de sa plateforme
  3. Prendre le temps de créer un billet
  4. Le publier!!! (Twitter et courriel)
  5. Répondre aux commentaires (Ils seront rares!!!)
  6. Se réseauter sur Twitter
  7. Tweeter, Tweeter, Tweeter!!!
  8. S’abonner à un blogue
  9. Lire et commenter des billets de blogues divers
  10. Répéter les étapes 3 à 9

Adobe Spark (4)C’est là que ça se passe!

Voici le monde dans lequel nous vivons tous. Prenez le temps de bien absorber cette réalité. C’est vraiment hallucinant. Nous passons continuellement du réel au virtuel avec nos appareils mobiles, entre autres. C’est devenu ça, la vraie vie. Quand on parle d’enseigner les 6C à nos élèves, de leur donner un auditoire, c’est dans ce contexte numérique que ça va se faire. C’est là que ça se passe!Capture d’écran 2016-03-30 à 13.36.35

 

Finalement, bloguer, en tant que direction d’école, en tant que professionnel de l’éducation francophone, c’est devenir un référent culturel, un leader positif et accessible pour sa communauté scolaire.

Alors, bloguer, c’est pour vous?

La question se pose!

Merci de vos commentaires