La transformation, ça commence EN vous!

La transformation de l’expérience d’apprentissage, repenser l’école, sont les sujets de l’heure. On en parle partout. Au fil des discussions, on finit toujours par parler de la zone de confort des gens. Après tout, transformer l’expérience d’apprentissage de l’élève, repenser l’école, ça sous-entend un changement dans nos pratiques. L’inférence à faire ici, c’est que ça implique que tous sortent de leur zone de confort, que tous soient en croissance. Les élèves, les parents, les enseignants, les directions, les superviseurs systémiques, la société. Tout le monde.

La loi de l’élastique

En tant que coach en leadership, je suis appelé à enseigner Les 15 lois inestimables de la croissance de John C. Maxwell afin d’aider les gens à atteindre leur plein potentiel. La loi de l’élastique ne laisse personne indifférent puisqu’elle adresse de plein fouet la zone de confort. Elle va comme suit : «Votre croissance cesse lorsque vous diminuez la tension entre ce que vous êtes et ce que vous pourriez devenir.» Tout ce qui vaut la peine d’être fait, comme de vivre pleinement sa vie et d’atteindre son plein potentiel, ça se passe à l’extérieur de sa zone de confort.

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La zone de confort nous coûte cher

La zone de confort, c’est le pilote automatique, c’est l’habitude, l’inconscience, c’est peu d’émotions, positives ou négatives. C’est le statut quo. La zone de confort, c’est ordinaire. C’est la roue qui tourne. C’est moyen. C’est être dans la moyenne. Quand vous allez au resto le vendredi soir, souhaitez-vous trouver un resto moyen, avec de la nourriture moyenne, un serveur moyen, une ambiance moyenne, avec de la compagnie moyenne. Quoi de mieux qu’un bon vendredi soir moyen! Bien sûr que non! Et je ne connais personne qui soit devenu enseignant pour être ordinaire. Ce qu’on ne nous dit pas toujours, c’est que sans plan précis, sans objectifs clairs, on devient inconscient, on devient ordinaire et les résultats dans notre vie en général sont ordinaires. L’inconscience, la zone de confort, nous coûte cher. Parce que quand on devient ordinaire, notre profession devient ordinaire. Notre quotidien devient ordinaire. Notre motivation, notre curiosité, notre désir d’apprendre… tout devient ordinaire. Bof! (soupir…) Mais c’est confortable sur le plan affectif, dans le moment présent. Danger.

Sortir de sa zone de confort

Sortir de sa zone de confort, c’est tout le contraire. C’est la conscience. La conscience qu’il y a mieux. Qu’on peut faire être mieux! Lorsqu’on devient conscient qu’en devenant plus que ce que nous sommes, on peut obtenir plus que ce que nous avons, tout bascule. On se fixe des objectifs. Les objectifs ont un rôle bien particulier lorsqu’il est question de croissance personnelle.

  1. Nos objectifs nous permettent d’être intentionnels. La croissance n’arrive pas par hasard.
  2. Nos objectifs nous incitent à devenir la personne que nous devons être pour les atteindre. Pensez-y.

Présentement, le monde de l’éducation a pour objectif de transformer l’expérience d’apprentissage de tous les apprenants. C’est notre incitatif collectif pour devenir (les personnes et le système) ce que nous devons devenir pour y arriver. La transformation de l’expérience d’apprentissage, ça commence EN nous. À l’intérieur de chacun de nous. Ça commence avec la prise de conscience qu’il y a mieux pour nous et pour les apprenants. Et que ce MIEUX se trouve à l’extérieur de notre zone de confort, quelle qu’elle soit pour vous.

Tous les acteurs dans le système doivent devenir confortablement inconfortables pour que collectivement, nous devenions ce que nous devons devenir pour permettre à tous les apprenants d’atteindre leur plein potentiel dans un contexte axé sur la performance croissance et où les émotions de tous seront positives. Bien-être, dites-vous?

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Confortablement confortable

La première étape, c’est de reconnaître qu’on est confortablement confortable. Pas de croissance ici. Morne et taciturne, comme une fin d’après-midi de novembre. Ça coûte cher. Ça nous coûte la joie de vivre qui vient avec le dépassement de soi. Il y a des liens importants à faire entre l’estime de soi, le sentiment d’auto-efficacité et la croissance (ou le manque de). Pourquoi changer? Qui sait?…

Inconfortablement confortable

Ensuite vient le moment où on se dit qu’il y a mieux. Qu’on pourrait… Pourquoi pas changer? Et pourquoi pas moi? Prise de conscience! Ça peut être brutal. C’est ici qu’on a l’intention de… Et dès qu’on a l’intention de, les émotions et le discours intérieur s’en mêlent. Rien n’a changé encore, et pourtant, tout a changé. Vous me suivez? Tout se passe en dedans. La raison nous dit qu’il faut sortir de notre zone de confort, mais les émotions nous bloquent. Ouf!!! Le combat. L’intensité et la durée de cette étape varient en fonction des individus. Qui sait pourquoi? Empathie svp. Selon mon expérience, plus on nourrit nos craintes, plus c’est difficile de passer à l’action et plus on souffre. Pour rien. En silence. S’il fallait faire une faute… Croissance, pas perfection.

Inconfortablement inconfortable

Ok go. Là on passe à l’action. On essaie une nouvelle approche, on intègre une nouvelle technologie, on évalue autrement, on donne une voix à l’élève, on conçoit une expérience d’apprentissage… On lâche prise et on s’essaie. On est loin du confort ici. On s’entend. Mais on grandit. Déjà, on grandit. Le dépassement de soi, aussi minuscule soit-il, fait grandir l’estime de soi et le sentiment d’auto-efficacité. Si on laisse de côté les émotions, c’est super facile de sortir de sa zone de confort. On le fait. C’est un choix. Ça coûte gratuit. C’est facile, ça. Non? Mais tout ce qui est facile à faire est aussi facile à ne pas faire. C’est là que les objectifs qu’on se fixe deviennent importants. Ils nous permettent de demeurer conscients chaque jour et de passer à l’action. Et c’est tellement inconfortable. Vous avez été ado. Vous savez peut-être que de grandir, physiquement, peut être douloureux. À l’âge adulte, c’est la croissance personnelle qui fait mal, sur le plan du confort. Passer à l’action chaque jour, pour transformer notre pratique, c’est ce qui nous permettra de développer une nouvelle forme de confort. Le confort dans la croissance. Vous sentez les papillons?

Confortablement inconfortable

Pour développer des apprenants à vie, il faut le devenir nous aussi. Et ça, ça veut dire qu’on doit vivre en mode Béta. Il faut devenir confortables à l’idée de toujours vivre avec cette tension (loi de l’élastique) entre où nous sommes et où nous pourrions être. Le monde d’aujourd’hui, il change. C’est comme ça. Et on peut toujours devenir plus. Il n’est jamais trop tard. Ça demande une certaine mentalité, ça demande du caractère et de la discipline, ça demande de la conscience. Et ça génère en nous, des émotions positives et une confiance en soi sans égal. Ça donne du oumf, comme on dit 🙂

Êtes-vous prêts à vivre confortablement à l’extérieur de votre zone de confort?

La croissance et votre plein potentiel vous y attendent.

C’est ce qui est requis de nous tous, si on veut sérieusement repenser l’école.

Transformer l’expérience d’apprentissage, ça commence EN vous! En nous tous.

On commence maintenant?

Merci de vos commentaires 🙂

Pourquoi s’en priver?

Des activités pour tous les goûts!

J’ai toujours été fasciné par la multitude d’activités organisées pour les élèves dans nos écoles. Il y en a pour tous les goûts. Mais malgré tous nos efforts, il y a toujours des élèves qui choisissent de s’en priver. Je me suis toujours demandé pourquoi. Pourquoi lors d’activités spéciales ou de sorties éducatives, certains élèves ne se présentent pas? (Ils oublient parfois de faire signer leur feuille aussi…) Ils préfèrent ne pas s’investir ou s’en priver. Ils préfèrent le confort du statut quo, de l’inaction. Ou peut-être n’ont-ils pas de lien significatif avec un adulte ou des élèves dans l’école… En tout cas, ce sont souvent les élèves qui ne sont pas accrochés par l’école qui choisissent de ne pas participer. C’est quand même curieux, d’autant plus que c’est pour accrocher tous nos élèves qu’on organise ces activités. Quand les élèves reviennent de l’activité, ceux qui n’ont pas participé se rendent compte qu’ils ont raté une autre occasion de se faire des amis, de se développer, de vivre une expérience mémorable. Vivre des expériences. C’est pour ça qu’ils viennent à l’école. Pour vivre. Pour grandir. Pour se développer. C’est leur job (jusqu’à 18 ans en Ontario). Pourquoi s’en priver?

Des activités créées pour par nous!

À l’école, ces occasions, ces expériences sont créées pour nous. Quand on devient adulte, on doit les saisir ou les créer nous-mêmes. Le choix de ne pas saisir ou créer une occasion (p. ex., postuler, aller à une formation, se créer un réseau, partir en affaires, avoir des enfants, se marier) c’est la même chose. Quand on choisit de ne pas passer à l’action, ça crée un écart entre ce que nous pourrions devenir et ce que nous choisissons de demeurer. Les raisons qui nous poussent à ne pas agir peuvent être nombreuses. Selon mon expérience, il y en a 3 principales :

  1. Peur d’échouer
  2. Peur de réussir
  3. Peur de ce que les autres vont dire

C’est personnel. Et ça a des conséquences. John Maxwell affirme : « There is pain in life. The pain of discipline or the pain of regret. You have to decide if you want to pay it upfront. » Pour atteindre nos objectifs personnels, pour se réaliser en tant qu’adulte, il faut agir. La planification à rebours, ça s’applique à notre vie.

There is pain in life. The pain of discipline or the pain of regret. You have to decide if you want to pay it upfront. John C. Maxwell

Leadership personnel, maturité, responsabilité

Au fil du temps, je me rends compte que le leadership, ce n’est pas juste de la théorie pour mon travail. À un moment donné, on atteint un certain niveau de maturité en tant qu’adulte. L’immaturité, c’est le contraire. C’est quand on blâme les autres et des facteurs externes pour nos résultats. On a une liste de choses qui expliquent pourquoi on n’est donc pas où on voudrait être. Hmmmm. L’immaturité. La maturité ne vient pas avec l’âge, malheureusement. La maturité, c’est quand on accepte la responsabilité des résultats qu’on obtient dans notre vie. Il reste une seule chose sur notre liste : soi. C’est une question de leadership personnel. Qui n’a pas déjà entendu l’expression «Il mène une bonne vie.»? Einstein disait : «Once you stop learning, you start dying.» Mener une bonne vie – vivre – c’est apprendre tous les jours. Vivre. Grandir. Se développer. C’est ça, vivre. Ce n’est pas une job. Chose certaine, la vie se passe à l’extérieur de notre zone de confort. Pourquoi s’en priver?

Une profession en mutation sortie éducative…

Vous me voyez venir? Vous l’avez sans doute remarqué mais notre profession est en mutation. C’est big. Or le contexte actuel, on peut le voir un peu comme une activité éducative qu’on organise avec les élèves. Certains choisissent de ne pas participer pour le moment. Ok. Sauf qu’on ne reviendra pas à la même école. On va ailleurs. Et ce ailleurs n’est pas aussi important que ce qu’on va tous devenir en cours de route. C’est ce qu’on devient qui compte. Et on a besoin de tout notre monde pour réussir. Pour devenir, il faut sortir de notre zone de confort. Empathie. Patience. Respect. Mais il faut embarquer. Il faut vivre des expériences, grandir, se développer. Pourquoi s’en priver?

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L’isolement est un choix.

Dans le contexte actuel, en 2017, l’isolement professionnel est désormais un choix qu’on fait. Un choix passif mais un choix. Et le réseau d’apprentissage personnel (RAP) est une occasion, une expérience dont les bienfaits sont incommensurables pour bon nombre de professionnels en éducation. C’est incroyable à quel point on peut grandir, à quel point on peut vivre des expériences d’apprentissage riches, à quel point on rencontre des collègues passionnés. Incroyable. Je vous invite à visiter ces mots-clics, «pour le fun» : #leadped #défi20prof #eduprof #tacedchat #feep #eduqc #pubpd

Je ne connais personne engagé dans un RAP qui n’en retire pas des bienfaits.

Pourquoi s’en priver?

Partager : un devoir moral?

La semaine dernière, je racontais à des collègues le moment où mon premier mentor avait pris sa retraite. Après 30 ans en salle de classe, cet homme, cet enseignant de français que j’admirais tant prenait sa retraite laissant derrière lui quelques reliures, quelques activités pédagogiques. Je disais à mes collègues : «Imaginez s’il avait blogué toute sa carrière. S’il avait rédigé des billets de blogue pour mettre par écrit son évolution en tant que pédagogue. À quel point notre profession serait-elle enrichie de ce bagage?» Et là, on ne parlait que d’une personne. Mais ce n’était pas possible avant. De nos jours oui. Imaginez si tous les enseignants rédigeaient 5 billets de blogue par année, pour garder des traces de leur évolution en tant que pédagogue, pour enrichir notre profession de leurs expériences! Imaginez. Il y a 5 ans, je disais que tous les enseignants devraient avoir un compte Twitter et se créer un RAP. Aujourd’hui, avec les bienfaits et le pouvoir de la production participative (crowdsourcing), je me demande si ce n’est pas devenu un devoir moral envers notre profession que de partager (informellement) nos réflexions, notre cheminement à nos collègues. Je réfléchis. Il y a de plus en plus de gens dans mon réseau qui ont commencé à bloguer. C’est tellement inspirant! Ça m’aide tellement. Je me dis : «Pourquoi s’en priver?».

Parce que tout le monde a quelque chose à contribuer

Enfin, de plus en plus de gens participent à la sortie éducative qu’est ce virage au numérique, ce virage vers l’école repensée. Pour y arriver, on a besoin de tout notre monde. Trop de nos collègues ne sont pas réseautés présentement. Il faut les inviter, dans le respect, à cette sortie éducative collective.

  1. Ce sera bon pour eux.
  2. Ce sera bon pour la profession.

En effet, chers collègues, nous avons besoin de tout notre monde pour réussir à repenser l’école. Tous nos collègues, technos ou non, ont des choses à nous apprendre, à contribuer. On ne peut pas s’en priver.

Sérieusement, cette sortie éducative, pourquoi s’en priver?

Même pas de feuille à faire signer et ça coûte gratuit 😉

Qui sait ce qu’on va devenir…

 

«Faut pas réinventer la roue!»

Je suis dans le processus d’écrire mon premier livre. J’expliquais à mon épouse que je veux que mon livre soit une ressource pour les gens qui le liront. Un endroit où ils viendront chercher, pas une recette, mais des idées, des pistes de questionnement pour les aider à exercer leur leadership pédagogique. Elle me disait qu’on se fait souvent dire de ne pas réinventer la roue en éducation. Ça m’a amené à me questionner. Par écrit. Je suis certain que vous avez déjà entendu l’expression «Faut pas réinventer la roue!» Vous l’avez peut-être même déjà dite. Depuis un certain temps, je travaille avec des leaders dans les conseils scolaires et dans les écoles. On me demande souvent de partager des stratégies que je vois ailleurs qui permettent d’innover à tous les niveaux du système. Les idées sont nombreuses. Aussi nombreuses qu’il y a de personnes. Mais on doit pouvoir les voir, les créer, les saisir. Faut pas réinventer la roue? Hmmm.

Faire tomber les barrières invisibles une conversation à la fois

Ce que je partage invariablement à mes collègues, c’est la nécessité de voir les choses autrement, de penser autrement pour pouvoir innover. L’innovation en éducation ne viendra pas des ressources pédagogiques existantes ou des processus actuels dans nos écoles. Comme le dit si bien @gcouros, la principale barrière à l’innovation dans nos écoles vient souvent de notre façon de penser, de voir les choses. Donc quand on entend «Faut pas réinventer la roue!», je me dis, est-ce une des barrières invisibles à l’innovation en éducation? Je pense que oui. Quand on ne réinvente pas la roue, on maintient le statut quo. C’est ce qu’on veut? Je pense que non. Bien au contraire. Pour voir les choses autrement, il faut avoir des conversations avec les gens. Ce n’est pas facile. C’est un processus. Mais le résultat est extraordinaire. Comme le dirait John C. Maxwell, la différence entre ordinaire et extraordinaire, c’est ce petit extra. Pour voir et faire tomber les barrières à l’innovation et au leadership pédagogique, il faut avoir des conversations intentionnellement. Une à la fois.

«Don’t wish it were easier. Wish you were better.» Jim Rohn

Retour en arrière

En 2005, Sir Ken Robinson livrait sa superbe conférence « Bring on the Learning Revolution!« . À 5:32, il partage ce message d’Abraham Lincoln, livré le 1er décembre 1862, à Washington D.C. : «The dogmas of the quiet past, are inadequate to the stormy present. The occasion is piled high with difficulty, and we must rise — with the occasion. As our case is new, so we must think anew, and act anew. We must disenthrall ourselves, and then we shall save our country.» Nous portons tous des idées, des façons de penser que nous prenons pour acquis. L’idée de réinventer la roue, c’est exactement le type d’idée qu’il faut repenser, qu’il faut questionner. Et remarquez le titre de la conférence de Sir Ken, Learning Revolution et non Teaching Revolution. Une révolution au niveau de l’apprentissage. Hmmm. Pourquoi nous parlait-il d’une révolution au niveau de l’apprentissage? Si l’imprimerie de Gutemberg a révolutionné la diffusion du savoir, le contexte d’aujourd’hui permet de (ce n’est pas automatique) révolutionner l’apprentissage et la façon de développer des personnes de façon exponentielle. Ça m’amène à me questionner.

  1. Comment nous ajustons-nous à notre nouveau rapport au savoir?
  2. Comment l’école s’ajuste-t-elle à ce nouveau rapport au savoir?
  3. À quoi ressemble la révolution de l’apprentissage dans votre école, dans votre salle de classe?
  4. Qui devons-nous devenir pour y arriver?

«The dogmas of the quiet past, are inadequate to the stormy present. The occasion is piled high with difficulty, and we must rise — with the occasion. As our case is new, so we must think anew, and act anew. We must disenthrall ourselves, and then we shall save our country.» Abraham Lincoln

SE réinventer!

Le système, c’est du monde. L’innovation dans le système et dans nos écoles viendra des personnes. Des personnes qui oseront se questionner et remettre en question nos idées, nos processus, nos rôles, notre raison d’être. Comme Alex Nevsky le dit si bien dans Les Coloriés, «Il faut tout réinventer. Il faut se réinventer». Quel beau défi! Et «we must rise — with the occasion». Grandir. Croître. Pour se réinventer, il faut devenir autre chose que ce que nous sommes. C’est créatif. Ça doit être fait intentionnellement et en équipe.

«The major value in life is not what you get. The major value in life is who you become.» Jim Rohn

Créer pour devenir

Je suis tombé sur ce tweet de @nalang1 la semaine dernière. Ça m’a tout de suite frappé. N’est-ce pas qu’au quotidien, on cherche des activités engageantes, que les élèves vont aimer? Chercher des activités. Des ressources. Attendre la formation. Ce sont des idées, des processus, des façons de voir les choses qui viennent du système traditionnel. «We must disenthrall ourselves». Chercher une recette. Attendre d’être nourri. Non. Ce n’est plus ça. La révolution de l’apprentissage ne viendra pas de là. Pour repenser l’école, il faut sortir du manuel et devenir un concepteur d’expériences d’apprentissage avec et pour nos élèves. Il faut devenir des prestataires de contextes. C’est créatif, l’apprentissage. Tout part de soi. De nos idées. De notre imagination. De nos forces et intérêts. Des élèves qui sont devant nous. De leurs forces et intérêts. Parce qu’ils en ont. Les connaissez-vous? Créer, chers collègues. Créer pour devenir autre chose. Créer pour repenser l’école.  Créer pour révolutionner l’apprentissage. Vous? Vous passez votre temps à faire quoi?

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« Many teachers spend their time searching for activities. The best teachers spend their time creating experiences.» @nalang1

L’imprimerie c’était bien, mais là on est ailleurs.

La prochaine fois que vous entendrez «Faut pas réinventer la roue», pensez-y.  Gutemberg, c’était bien. Mais aujourd’hui, on est ailleurs. Et ça va vite. Êtes-vous là? Repenser l’école, il n’y a rien de facile ou de simple là-dedans. Jim Rohn dirait : «Don’t wish it were easier. Wish you were better.» La croissance personnelle requise de nous tous pour y arriver, c’est probablement la chose qui aura le plus de valeur pour chacun et chacune d’entre nous en bout de ligne. Jim Rohn dirait : «The major value in life is not what you get. The major value in life is who you become.» Faut pas réinventer la roue? Hmmm. Je pense que oui.

Que devons-nous devenir pour révolutionner l’apprentissage?

Merci de vos commentaires 🙂

Personne ne peut vous remplacer

 

Nous ne sommes pas éternels. «We all know the epiphany is coming.» C’est la phrase qui m’inspire à écrire ce matin. En regardant cette vidéo ce matin, je me suis mis à réfléchir.  Est-ce que je mets l’accent sur les bonnes choses dans ma vie? Regardez de 17:39 à 19:45. Ensuite on fait des liens à l’éducation. C’est 2 minutes et 6 secondes! Allez-y 🙂

«Big picture»

C’est un billet «big picture», oui je sais. En éducation, c’est le mois de juin. Le mois du dernier droit dans les écoles. On entend déjà «Une autre année de faite! Wow! Incroyable comme ça passe vite!» Comme dans la vraie vie. Tout passe vite. Surtout si on ne s’arrête pas pour réfléchir. Or dans le tourbillon de la fin de l’année, on peut se poser la question : Qu’est-ce que ça aura donné, cette année? Qu’est-ce que j’aurai accompli avec mes élèves? Concrètement.

Du temps pour faire une différence… pour les personnes

Une chose est certaine, notre temps est limité avec nos élèves. On les voit une année à la fois. On peut enseigner pendant 30 ans et au même niveau pendant plusieurs années. Mais souvent, on a une seule année, un seul semestre, pour faire une différence pour les élèves. Pas pour leurs résultats, pour les personnes qu’ils sont. Ceux-là, ceux qui sont là, maintenant. C’est trompeur de regarder une carrière en éducation et de penser qu’on a le temps. Le temps de…? Si dans notre vie on gaspille parfois du temps, en éducation, je crois qu’on laisse passer des occasions de changer des vies. Même la nôtre. On peut enseigner la même matière au même niveau pendant plusieurs années, mais les noms sur les listes de classe changent! Dans You Are Not A Number, George Couros nous rappelle que nous sommes en éducation pour les élèves. Pas pour les données qu’ils génèrent. Pensez-y. C’était mon message dans On n’enseigne pas pour faire des bulletins. Or saisissons-nous les occasions qu’ils nous offrent, nos élèves, nos collègues? Quand on donne, on reçoit. Quand on change la vie d’un élève, d’un collègue, on est changé nous aussi. Et ça, ça se fait en montant. «Everything worthwhile is uphill.», comme dirait John Maxwell. Et ce n’est pas compliqué, changer une vie. Il faut simplement être à l’écoute. Je peux l’affirmer, parce que certains collègues ont changé le cours de ma carrière, à différents moments. Merci 🙂

«On peut enseigner la même matière au même niveau pendant plusieurs années, mais les noms sur les listes de classe changent!» @bourmu

Personne ne peut vous remplacer

Quand j’ai commencé à enseigner, on me disait que tout le monde était remplaçable. Ça me faisait tellement de quoi. Je voulais m’investir, faire une différence. Avec mon expérience, je peux vous dire avec confiance que c’est faux. Au fil du temps, j’ai appris que personne ne peut vous remplacer. Personne. Personne ne peut remplacer qui vous êtes. Vos forces, votre style, vos anecdotes, vos attentions, vos idées, vos faiblesses, votre empathie. Personne ne peut vous remplacer, vous. Oui, quelqu’un d’autre peut être dans la classe. Mais ce sera autre chose. Autre chose de merveilleux. Mais autre chose. Si vous passez 30 ans en éducation, vous êtes là pour une raison. Vous avez quelque chose d’unique à apporter. Et les élèves et les collègues qui seront placés sur votre chemin ont quelque chose à vous apporter aussi. Vous, où est/sera votre focus?

Notre temps est limité

À un moment donné, peut-être en juin, on soulignera votre passage en éducation. En quelques phrases, lors d’un rassemblement quelconque, on résumera, peut-être, vos accomplissements. Et ce sera fini. Next? Personnellement, je n’ai pas hâte à ce moment. J’aime essayer d’aider mes collègues, essayer d’améliorer ce qui se passe dans nos belles écoles. Je m’imagine les pensées qui m’habiteront à la veille de ma retraite. Est-ce que j’aurai été le prof, la direction, le collègue qui aura mis l’accent sur les bonnes choses? Serai-je encore en croissance ou aurai-je arrêté d’apprendre? Serai-je résigné, parce que les jeunes ne sont plus comme avant? Que de questions.

Bilan

Ce sont des choses auxquelles je pense en juin, au moment de faire le bilan de ma 17e année en éducation. Pour tous les individus qui ont été placés sur mon chemin dans le passé, et que j’aurais aimé mieux servir, et pour tous ceux qui le seront à l’avenir, auxquels je souhaite sincèrement ajouter de la valeur, c’est pour ça que j’apprends, que j’écris, que je lis, que je me réseaute, que je me questionne. Parce que mon temps est limité et je veux donner ce que je suis sensé donner.

«Success, is when i add value to myself. Significance, is when i add value to others.» John Maxwell

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite un bon dernier droit avec vos élèves. Je vous souhaite aussi de bien réfléchir à votre carrière. Où en êtes-vous? Qu’avez-vous à offrir?

Si votre carrière devait se terminer en juin 2018, que feriez-vous en 2017-2018?

Go! Vous avez l’été pour vous préparer.

Nous ne sommes pas éternels, mais notre impact peut être incommensurable.

Personne ne peut vous remplacer.

Merci de vos commentaires 🙂

 

 

Tsé, quand on fait des erreurs…

Avez-vous déjà fait des erreurs? «Ben, là! Marius. Tu parles d’une question.», dites-vous? La question se pose. Moi j’en ai fait plusieurs dans ma carrière. Et dans ma vie en général. Quand on se pose la question entre collègues, tout le monde est très à l’aise d’affirmer qu’on fait tous des erreurs. C’est la nature humaine après tout. Quand on regarde dans le rétroviseur, c’est normal d’avoir fait des erreurs. Tout le monde a des bonnes intentions. Mais quand on regarde en avant, quand on regarde ce qui nous attend en éducation, où est la place de l’erreur dans notre discours intérieur. Imaginez une feuille avec deux colonnes. D’un côté, on a tous les outils, toutes les choses qui vont nous aider à repenser l’école, de l’autre côté, on a tous les défis, toutes les barrières que nous devrons surmonter pour faire cette école repensée. De quel côté de la feuille placez-vous l’erreur? Outil ou barrière? Voici 5 constats que je fais au sujet des erreurs que j’ai faites et que je ferai – parce que j’en ferai plusieurs autres – au cours de ma carrière.

1- Mes erreurs font de moi qui je suis.

Quand je pense à mon parcours, il y a tellement de choses que je ferais autrement si j’avais la chance de recommencer. Et vous? En anglais on dit : « Hindsight is 20-20 vision. » Les recherches de Carol Dweck sur la mentalité de croissance (growth mindset) m’amènent à voir mes erreurs autrement. Cognitivement. Je ne me souviens plus où j’ai vu cet exemple mais si on prend un feuille blanche toute lisse, cette feuille représente une personne qui n’a jamais rien fait, qui n’a jamais rien essayé. Quand on fait une erreur, c’est comme prendre la feuille et la froisser. Quand on fait une erreur, de nouveaux liens se forment dans notre cerveau. Des liens qui n’existaient pas avant. Si on fait une autre erreur, de nouveaux liens se forment à nouveau. La feuille devient plus froissée. C’est donc dire que l’expertise signifie qu’on a une feuille pas mal froissée. Il n’y a pas de raccourci pour ça. J’aimerais voir la feuille froissée de Carol Dweck… Et quand je regarde ma feuille froissée, c’est un peu comme mon historique de navigation dans le système d’éducation. Mes erreurs font de moi qui je suis. Je ne serais pas ce que je suis sans cet historique de navigation, sans ma feuille froissée, sans mes erreurs. Vouloir devenir meilleur en pensant qu’on ne fera pas d’erreurs c’est comme penser qu’on peut se mettre en forme sans s’entraîner. Essai / erreur = Chest / bras 🙂

«Vouloir devenir meilleur en pensant qu’on ne fera pas d’erreurs c’est comme penser qu’on peut se mettre en forme sans s’entraîner. Essai / erreur = Chest / bras :)» @bourmu

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2- Je suis une meilleure personne grâce à mes erreurs.

Mon vécu fait partie de qui je suis. Cela va de soi. Mais mon vécu m’est utile à tous les jours. Les choix professionnels que je fais, les décisions que je prends, les idées que je suggère, mes réflexions… tout ce que je fais est soutenu et nourri de mon expérience, de mon vécu. Les erreurs que j’ai faites par le passé me permettent de voir plus clairement les possibilités qui s’offrent à moi au quotidien. Plus j’ai de vécu dans un domaine en particulier, plus ce vécu m’aide à réussir au quotidien. Il y a donc des domaines ou des aspects de mon travail dans lesquels je fais beaucoup moins d’erreurs, maintenant. Je suis une meilleure personne grâce à mes erreurs du passé.

3- Je regrette seulement les erreurs desquelles je n’ai pas appris.

Dans sa conférence TED, Kathryn Schulz demande aux gens quelle est la différence entre ce qu’on ressent quand on a raison et quand on a tort. Elle nous dit qu’il n’y en a pas. En fait, on ressent la différence seulement quand on prend conscience qu’on avait tort. Quand on a tort inconsciemment, on a le même sentiment que lorsqu’on a raison, qu’on est sur le droit chemin. Ouf! C’est un peu comme le coyote dans Bugs Bunny. Il pouvait courir dans le vide au-dessus d’une falaise jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il courait dans le vide. Il tombait seulement après avoir pris conscience qu’il n’était plus sur la terre ferme. Dans mon parcours professionnel, j’ai couru dans le vide pendant un bon bout de temps dans certains aspects de ma profession. Plus on court longtemps dans le vide, plus la prise de conscience est douloureuse. Vous me suivez? Alors je regrette seulement les erreurs desquelles je n’ai pas appris ou pas appris assez vite. J’accepte avoir fait des erreurs. J’en avais besoin pour devenir qui je suis. Mais dans certains cas, j’aimerais ne pas avoir fait les mêmes erreurs aussi longtemps avant de me rendre compte que je devais m’ajuster. C’est par contre ce qui fait que j’hésite toujours avant d’être certain que mon point de vue est «bon». Je me garde toujours une p’tite gêne. Tout d’un coup que… 🙂

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«J’accepte avoir fait des erreurs. J’en avais besoin pour devenir qui je suis.» @bourmu

4- Si j’échoue correctement, je n’ai pas de regrets, je suis en croissance.

Je ne sais pas s’il y a une bonne façon d’échouer. Mais au fil du temps, mon processus personnel est de me questionner. Action – Résultat – Réflexion. Toujours. En fait, le blogue est devenu pour moi un outil très utile pour m’aider à me questionner. Même quand les choses vont bien. Il y a toujours moyen de faire autrement, de faire mieux. Et quand ça va moins bien, parce que je fais encore des erreurs au quotidien, je réfléchis à ce qui n’a pas fonctionné en regardant les facteurs que je contrôle d’abord. Au fil du temps, je me rends compte que j’ai avantage à mettre l’accent sur les choses que je contrôle. Pour m’améliorer, pour ne plus refaire certaines erreurs. On entend souvent l’idée que nous apprenons de nos erreurs. Je ne crois pas que ce soit automatique. Je crois que nous apprenons surtout quand nous réfléchissons à nos erreurs. Quand on en a tire des leçons. Je ne vois pas le mérite ou la valeur dans le scénario suivant :

Erreur – se relever – même erreur – se relever – même erreur – se relever

C’est un peu comme courir dans le vide. Avant de se relever, il faut penser aux raisons qui font en sorte qu’on est au sol. On s’ajuste et on se relève. Je préfère le scénario suivant :

Erreur – réfléchir – se relever – autre erreur – réfléchir – se relever

En théorie, j’aimerais ne pas refaire la même erreur deux fois. Pas toujours possible. Pour y arriver, il faut d’abord être conscient ou réussir dès la deuxième tentative. Et ce n’est pas toujours le cas. Quoi qu’il en soi, pour moi échouer correctement, c’est de toujours réfléchir à ma pratique, d’apprendre et de m’ajuster. Je ne peux pas avoir de regrets dans ce contexte. Je suis plutôt en croissance.

5- Le fait de mettre l’accent sur ce que je ne peux pas faire, m’empêche de faire ce que je peux faire.

Plus nos responsabilités augmentent en éducation, plus il y a de choses qu’on ne contrôle pas. Plus il y a de gris. Dans ce contexte, je me rends compte que je dois mettre l’accent sur ce que je contrôle pour avoir un sentiment d’auto-efficacité plus élevé. Deux choses que je peux toujours faire sont :

  • Gérer mon discours intérieur : La saison des jardins arrive. Ça demande de l’entretien. On doit enlever les mauvaises herbes. Même chose pour notre discours intérieur. On doit activement rechercher les mauvaises herbes et les enlever. Un discours intérieur positif mène à de meilleurs résultats. Tony Robbins est excellent à ce sujet. C’est plus qu’une simple bonne attitude.
  • Ajouter de la valeur aux autres : Être au service des autres, ça change comment on aborde nos journées. Quand la réflexion commence par «Qu’est-ce que je peux faire pour l’autre personne» plutôt que par «Qu’est-ce que j’ai à gagner de cet entretien», tout bascule.

Quoi qu’il en soit, vous aurez deviné que je place l’erreur dans la colonne des outils, des choses qui vont nous aider à repenser l’école et à la faire cette école repensée.

Sur le plan cognitif, je crois que ça a du sens. Émotionnellement, je ne m’habitue jamais à l’idée de faire des erreurs. Je ne suis jamais content d’en avoir fait. Mais je comprends mieux le processus de croissance continu qui m’aide au quotidien.

Meilleur qu’hier, moins bon que demain. C’est l’idée.

Tsé, quand on fait des erreurs…

Merci de vos commentaires

Vous en valez la peine. Le croyez-vous?

J’ai toujours cru que chaque personne que je rencontre avait quelque chose à m’apprendre. Apprendre, me dépasser, ça fait partie de qui je suis. Je me sens vivant quand j’apprends. Cette année, j’ai décidé de vraiment être actif et intentionnel dans ma croissance. Je fais donc partie du John Maxwell Team depuis octobre 2016. Quelle occasion de croissance! J’apprends énormément de lui et des membres de l’équipe. Je lisais récemment que le plus beau cadeau qu’on puisse faire aux gens dans notre entourage, ce n’est pas tant ce qu’on fait pour eux mais bien ce qu’on fait pour soi. Croître intentionnellement. S’améliorer. Je me rends compte qu’on ne peut pas s’améliorer en silo. Je veux dire, je suis une seule personne. Si je m’améliore comme leader, par exemple, je deviens naturellement un meilleur père, un meilleur mari, un meilleur frère. Oui. S’aider soi-même nous permet d’aider encore plus les autres. C’est logique quand on y pense. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas. Et je me rends compte que ce que j’apprends s’applique souvent à toutes les sphères de ma vie. Je vous partage aujourd’hui les grandes lignes de ce que j’apprends en lien avec l’importance de la croissance personnelle intentionnelle. Ce sera possiblement utile pour vous également 🙂

Pourquoi se contenter du «bon» quand ça peut être «excellent»?

L’idée, c’est d’appliquer ce que j’apprends, ce que je sais. Il n’y a rien comme lire un bon livre ou assister à une bonne conférence. Le bon livre, la bonne conférence devient excellent.e seulement si une vie est transformée. Ça dépend de ce qu’on en fait. Ça dépend du récepteur. Le livre, la conférence, ça nous met dans un état affectif qui facilite le passage à l’action. Mais j’ai compris qu’il faut passer à l’action. Autrement, c’était un bon livre, une autre bonne conférence. Et le potentiel de transformation est perdu. Alors pourquoi se contenter du «bon» quand ça peut être «excellent»?

«The Law of the Lid»

Mais passer à l’action, ça veut dire qu’on veut changer. C-h-a-n-g-e-r! Mais pourquoi? Dans The 21 Irrefutable Laws of Leadership, la première loi, celle qui chapeaute toutes les autres, est la loi du plafond (The Law of the Lid). Selon cette loi, John Maxwell prétend que notre capacité actuelle en tant que leader détermine nos résultats et nos chances de succès. Ma capacité actuelle serait donc le plafond qui limite mon efficacité en tant que leader. «C’est ben plate ça!», dites-vous? Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant le maximum, si je suis un leader moyen dont la capacité est de 5, cela signifie que mon équipe ne performera jamais plus haut qu’au niveau 4. Ma capacité en tant que leader agit comme plafond pour moi et mon équipe. D’où l’importance d’investir dans ma croissance personnelle. Si je passe au niveau 6, 7 et possiblement au niveau 8, je crée de l’espace qui permettra à mon équipe de performer jusqu’au niveau 7. Une équipe ne peut pas performer de façon constante à un niveau plus élevé que son leader. On le voit en affaires, en politique, dans les sports. C’est aussi vrai en éducation, dans un conseil scolaire, dans une école, dans une salle de classe! Pensez-y! La solution, c’est tellement les personnes!

«Change is an inside job.» Gordon Graham

Pour ajouter de la valeur à qui on est, on doit croire qu’on a de la valeur

À première vue, la croissance personnelle, ce n’est pas très sexy. Pas très attrayant. Vraiment. Il me semble qu’un scénario plus reposant serait de pouvoir obtenir de meilleurs résultats sans changer. Ou changer, oui, mais les autres autour de soi 🙂 Je lisais Lee M. Jenkins : «You can never outperform your self-image.» La performance d’un individu ne dépasse jamais son estime de soi. On est aussi bon qu’on le pense finalement. C’est donc dire que pour ajouter de la valeur à qui on est, on doit croire qu’on a de la valeur. C’est le point de départ. «Change is an inside job», comme le dit si bien Gordon Graham. Ça part de l’intérieur. Ce n’est pas ce qu’on voit dans le miroir qui compte. C’est ce qu’on ne voit pas dans le miroir qui compte.

«You can never outperform your self-image.» Lee M. Jenkins

«You must know yourself to grow yourself.»

Dans Définir les compétences du 21e siècle, un des 6 C, celui qui est le plus complexe et le plus important à mon avis, est Apprendre à apprendre/Connaissance de soi et auto-apprentissage. Il est également question de mentalité de croissance. J’entends beaucoup parler de mentalité de croissance face à l’erreur. En réaction. Mais pour moi la mentalité de croissance, c’est être proactif. Et pour croître intentionnellement, il faut se connaître. Pensez-y. Pour personnaliser l’enseignement, un enseignant apprend d’abord à connaître ses élèves. Leurs forces, leurs défis, leurs intérêts. Même chose pour soi. Et comme le temps est précieux, pourquoi ne pas être efficace dans nos efforts. John Maxwell offre deux conseils de grande valeur à ce sujet.

  1. Quand on veut croître dans un domaine de talent, d’habileté, on choisit une de nos forces. Personne n’aime tenter de s’améliorer dans un domaine pour lequel il  n’a aucun talent. Demandez au meilleur golfeur que vous connaissez s’il frappe souvent son fer 3 au champ de pratique 🙂 Les gens qui ont du succès dans la vie sont généralement des gens qui ont découvert leurs talents et ils restent dans leur zone de force, de talent. Avec beaucoup d’effort et d’appui, on peut faire des progrès dans des domaines qui font appel au talent. Golf, musique, ébénisterie, leadership… Mais pas autant que dans les domaines qui relèvent de nos choix personnels.
  2. Quand on veut croître dans un domaine qui relève de nos choix personnels, on choisit une de nos faiblesses. Ça là qu’on peut faire des progrès très rapides, même exceptionnels. Choisir d’avoir une meilleure attitude ou d’être discipliné, être constant, fournir de l’effort soutenu, arriver à l’heure, appliquer ce qu’on sait. Tout ce qui relève d’un choix personnel est souvent ce qui fait la différence pour les gens qui réussissent. Le talent ne suffit pas. Les choses qu’on ne voit pas dans le miroir peuvent transformer qui on est. C’est un pensez-y bien.

En effet, il faut se connaître pour être en mesure d’ajouter de la valeur à qui on est. Mais il y a un piège dans tout ça. C’est qu’il ne faut pas attendre d’être motivé. La motivation arrive rarement. Il faut savoir ce qu’on veut, établir un plan et commencer avec une chose à la fois et être réaliste. Plus on passe à l’action, plus la motivation se fait sentir.

En effet, chers collègues, je me rends compte qu’il vaut mieux en faire un peu à tous les jours qu’en faire beaucoup, un jour.

Le succès, quel qu’il soit pour vous, n’arrivera pas par magie. Il se bâtit au quotidien. Vous, le bâtissez au quotidien.

Et il n’y aura pas de feux d’artifices!

Quel est votre plan de croissance personnelle?

Le meilleur moment pour commencer, c’est maintenant!

Vous en valez la peine. Le croyez-vous?

Merci de vos commentaires et bon succès!

 

 

On obtient ce qu’on choisit

Quand on choisit de devenir enseignant, on choisit d’être au service des jeunes. On veut faire une différence. Tout semble possible quand on commence. On se dit qu’on va leur montrer, qu’ils vont aimer notre cours… C’est un choix important, devenir enseignant.

Choisir son discours intérieur

Le 2e semestre de l’année scolaire 16-17 a presque trois semaines. Après trois semaines, les enseignants ont rencontré tous leurs groupes, tous leurs élèves et de nouveaux choix se font, consciemment ou non. On ne peut pas le voir ni l’entendre de nos collègues mais tranquillement le discours intérieur de chacun affirme déjà que tel élève «n’obtiendra pas plus d’un niveau 2 comme note finale». Tel élève «va être chanceux de passer le cours.» Tel autre élève «serait tellement mieux servi s’il avait choisi le bon itinéraire d’étude. Y’a pas tenu compte des recommandations.» Ah! Ces jeunes qui espèrent tant! Tel groupe «va être difficile. J’ai déjà hâte aux vacances de mars.» Je peux affirmer ces choses parce que je les ai déjà pensées. Ce que mon vécu m’a appris, c’est que mon discours intérieur devient ma réalité et celle de mes élèves. Quand on choisit de croire les énoncés que nous révèle notre discours intérieur, les stratégies qu’on met en place par la suite finissent par nous donner raison. Mais ce n’est pas tout. Au fil du temps, j’ai réalisé que ce que je choisis de croire qui est possible avec tel groupe ou avec tel élève en dit long sur ce que je pense de moi, de mes capacités, de ma valeur comme professionnel. En effet, notre discours intérieur change vite quand on ne sent pas qu’on fait une différence ou quand on n’a pas les stratégies pour y arriver. C’est important, alors, de choisir le bon discours intérieur. C’est ce qui déterminera notre impact sur les élèves qui nous sont confiés.

«Ce que mon vécu m’a appris, c’est que mon discours intérieur devient ma réalité et celle de mes élèves.» @bourmu

Choisir l’excellence

Prendre la décision de croire qu’on peut faire une différence dans la vie de nos élèves, ce n’est pas long. Une seconde et c’est fait. La clé et le défi, c’est de gérer cette décision au quotidien. Je n’ai jamais entendu un enseignant dire : «J’ai vraiment hâte d’être ordinaire avec mes élèves aujourd’hui.» Comme le dit Bob Hartley : «Accepter la médiocrité, c’est refuser l’excellence.» L’excellence dans notre profession, ce n’est pas un événement ponctuel, ce sont des pensées et des actions de haut niveau répétées quotidiennement. Alors vouloir plus de nos élèves sans s’attendre à plus de soi, c’est un peu irréaliste. C’est donc dire que lorsqu’on parle de vouloir un meilleur rendement de la part de nos élèves, ça signifie qu’on veut un meilleur rendement de soi-même. Pour vouloir plus de nos élèves, il faut d’abord exiger plus de soi. Et ça commence par un discours intérieur qui reflète les aspirations et les intentions que nous avions lorsque nous avons choisi de devenir enseignant. Croire que tout est possible. Pour vous et pour vos élèves. Pour y arriver, il faut  aussi être capable de les développer, ces élèves.

«L’excellence dans notre profession, ce n’est pas ponctuel, ce sont des pensées et des actions de haut niveau répétées quotidiennement.» @bourmu

Choisir de croître

On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas. Pour ajouter de la valeur à nos élèves, pour arriver à les développer, il faut ajouter de la valeur à qui nous sommes d’abord. Quand on prend l’avion, l’hôtesse de l’air précise qu’en cas d’urgence, nous devons mettre notre masque d’oxygène avant d’aider quelqu’un d’autre à mettre le sien. C’est logique. Pour aider les autres, il faut être en mesure de les aider. D’où l’importance de la croissance personnelle et professionnelle continue pour tout enseignant. Or la croissance personnelle est impossible sans changement. Pensez-y. On ne peut pas espérer de meilleurs résultats de nos élèves sans changer nos pratiques intentionnellement et consciemment. C’est donc dire qu’on peut affirmer être en croissance seulement si on change des choses intentionnellement. Pour le mieux. Notre discours intérieur, nos pratiques pédagogiques, nos routines, nos relations, nos structures, nos croyances… Changer. Et ça, c’est un choix important. En effet, on est en croissance seulement si on change des choses.

Devenir : le choix de tout enseignant

À mon avis, la qualité d’un enseignant se mesure par les progrès qu’il peut amener ses élèves à faire. Je ne parle pas d’avoir des bonnes notes. Je parle de progrès. Concrets. Enseigner, c’est une vie qui en influence une autre. C’est tout ce que c’est. Pour influencer positivement une vie, il faut être en croissance continue. Il faut croire en ses propres capacités. Croire qu’on a de la valeur. Croyez-vous que vous avez de la valeur? Pour changer, il faut croire qu’on a de la valeur. Pour ajouter de la valeur à nos élèves, il faut croire qu’ils ont de la valeur eux aussi. Croyez-vous que vos élèves ont de la valeur? C’est là que ça se passe. Choisissons minutieusement notre discours intérieur. Il devient souvent notre réalité. Bref, on devient enseignant toute notre vie. Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas de point d’arrivée. On peut toujours faire mieux parce que les élèves changent, les temps changent. Et nous aussi, nous changeons. Qu’on le veuille ou non. Comme le dit si bien John C. Maxwell : «Change is inevitable. Growth is optional.»

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On n’EST pas enseignant. On le DEVIENT. Tous les jours.

Quelle est la recette pour réussir à influencer positivement la vie des élèves qui nous sont confiés?

C’est simple. Il faut choisir de croître. Intentionnellement.

Quel est votre plan?

On obtient ce qu’on choisit.