De Blockbuster à Netflix!

Dans une conférence Ted intitulée The Art of Innvation, Guy Kawasaki explique l’art de l’innovation tout en illustrant les défis que peuvent rencontrer les entreprises qui doivent innover. Je crois qu’il existe un lien étroit entre son message et l’innovation qui doit avoir lieu dans nos écoles au cours des prochaines années.

Pour illustrer le défi que consiste l’innovation, il utilise l’exemple de la glace. La glace 1.0, c’est à l’époque où des gens taillaient la glace dans des étendues d’eau et la revendaient. La glace 2.0, c’est l’époque où des entreprises produisaient de la glace, la distribuaient et la revendaient. La glace 3.0, c’est notre époque, l’époque des congélateurs. Tout le monde a maintenant une machine à faire de la glace à domicile. Ce qui est intéressant dans l’exemple de la glace, c’est que l’innovation est venue de l’extérieur. L’entreprise de la glace 1.0 n’est pas devenue une entreprise de glace 2.0. Non. Elle a été remplacée par l’entreprise de glace 2.0, qui a été remplacée par l’entreprise de glace 3.0. Guy Kawasaki attribue cette réalité au fait que trop d’entreprises s’appuient sur un énoncé de mission ou sur ce qu’ils font plutôt que d’avoir un mantra clair, une raison d’être bien définie qui va au-delà du présent et qui permet d’innover.

Un autre exemple d’un manque d’innovation serait l’industrie du cinéma à la maison. Je ne me souviens plus où j’ai entendu ça récemment, peut-être était-ce à  la radio… On parlait de Blockbuster qui avait eu l’occasion d’acquérir Netflix à quelques reprises, mais les dirigeants de Blockbuster, refusant d’innover, sont passés à côté d’une belle occasion de continuer d’exister. Qui ne se souvient pas du processus? Il fallait se rendre dans une succursale pour prendre connaissance de la sélection de films et espérer qu’il y aurait une copie disponible pour la location, qu’il fallait rapporter au magasin dans X jours… Ouf! Finalement, comme d’autres industries n’ayant pas innové, ils ont été remplacés par Netflix, entre autres.

Capture d’écran 2015-11-30 à 19.25.45

Contrairement à l’industrie de la glace ou du cinéma maison, nos écoles doivent innover et se transformer afin de répondre aux besoins et aux attentes de la société. Nos écoles doivent passer de Blockbuster à Netflix. Et là e vous épargne les liens entre le modèle actuel et Blockbuster ainsi que les liens entre Netflix et l’école que nous souhaitons pour nos élèves. Le monde de l’éducation ne sera pas remplacé à mon avis, or les salles de classes, les écoles et les conseils scolaires qui innovent plus rapidement risquent d’être sollicités par les élèves qui, faut-il le rappeler, souhaitent de plus en plus recevoir un enseignement personnalisé.

« Nos écoles doivent passer de Blockbuster à Netflix. »

Voici 2 endroits où les écoles doivent innover dans les prochaines années :

      1. Les cours en ligne!

Je crois fermement que tous les élèves devraient avoir à suivre un cours en ligne avant la fin de leur secondaire. C’est une expérience qui permet de développer des compétences essentielles pour l’ère numérique. C’est également une façon efficace de vivre l’éducation autrement, une éducation davantage personnalisée. Ce n’est pas seulement une question de choix ou d’offre de cours!

Quelle est votre stratégie pour vous assurer que tous les élèves de votre école secondaire suive au moins un cours en ligne d’ici 2018?

C’est un pensez-y bien d’un point de vue engagement et apprentissage, oui, mais aussi d’un point de vue vitalité. Je m’explique. Présentement, les élèves qui fréquentent une école doivent généralement demeurer dans la zone de l’école, la bâtisse. Dans combien d’années les élèves pourront-ils choisir leur école virtuelle?

2. L’EAV : l’extension virtuelle de l’école

Il va sans dire qu’un des grands avantages de l’ère numérique, c’est l’accès à l’information et aux gens 24/7. D’où l’importance d’offrir un environnement d’apprentissage virtuel à nos élèves. Pour certaines écoles, c’est Google Classroom, pour d’autres, c’est l’EAV du MÉO. Peu importe le choix de la plateforme, c’est ce qu’on en fait qui importe.

Les enseignants qui ont le plus de succès avec un EAV présentement sont ceux qui l’utilisent pour donner à leurs élèves un accès à l’information (devoirs, travaux, agenda, réflexions, évaluations). Ce qui est fort intéressant, c’est que cet environnement peut également servir à favoriser les échanges et les discussions avant et après les heures de classe également (blogue, travail de collaboration). Ce qui est compréhensible.

Si les élèves ne viennent plus à l’école pour l’information, ils viennent pour quoi? Je crois que c’est pour collaborer et pour être engagés dans des processus d’apprentissage stimulants. L’EAV vient appuyer en servant de lieu central où trouver l’information, où entreposer des preuves d’apprentissage, des traces des discussions, des réflexions. Oui, les élèves viennent à l’école pour s’engager dans des activités qu’ils ne peuvent accomplir que parce qu’ils sont à l’école (collaborer, développer des habiletés d’apprentissage et habitudes de travail…). Les élèves viennent désormais à l’école pour développer le goût d’apprendre. L’EAV permet de poursuivre l’apprentissage et agit comme une sorte de plateforme pour le réseau d’apprentissage personnel des élèves.

L’utilité de l’EAV ne se limite pas à la salle de classe. Il est tout aussi utile pour les administrateurs d’écoles et leur personnel.

Quel environnement d’apprentissage virtuel fournissez-vous à vos élèves? À votre personnel?

En effet, nos salles de classe et nos écoles doivent se transformer.

C’est une question d’engagement, d’apprentissage et de vitalité!

Quel est votre mantra? Quelle est votre raison d’être?

Si ça ressemble à « éducation de qualité pour tous nos élèves», il faudrait donc se pencher sur ce que ça veut dire en 2015.

Il faut « casser le 100 » !

Si vous oeuvrez en éducation et essayez présentement de trouver un moyen d’intégrer la technologie de façon efficace en salle de classe, pour toutes les bonnes raisons qu’on connaît, l’analogie ou métaphore que je vous propose aujourd’hui vous aidera possiblement à déterminer comment aborder la mise en œuvre de la pédagogie à/de/pour l’ère numérique, y compris l’intégration efficace de la technologie au service de l’apprentissage. 

Les règles du jeu

Si vous avez déjà joué un peu au golf, ou si vous connaissez des gens qui jouent au golf, vous comprendrez que tous les golfeurs doivent respecter des règlements de base qui s’appliquent à tous les joueurs, peu importe le parcours où on joue. Or certains parcours proposent des règlements locaux qui tiennent compte des particularités desdits parcours.

En éducation, dans les écoles de langue française, Faire croître le succès, la nouvelle politique du MÉO, constitue les règles du jeu en matière d’évaluation du rendement des élèves. Et les conseils scolaires élaborent des lignes de conduite, des règlements administratifs ou des directives administratives qui se reflètent dans les codes de vie et les codes d’éthique des écoles (parcours) et qui, ultimement, façonnent la pratique des administrateurs et des enseignants. 

L’élan

Les golfeurs vous diront qu’il existe plusieurs théories ou méthodes pour arriver à mettre la balle dans le trou avec le moins de coups possible. Les bons golfeurs réussissent à jouer 18 trous en moins de 100 coups. C’est l’objectif ultime, mis à part le plaisir, bien sûr. Et les golfeurs qui apprécient les côtés plus techniques de l’élan essaient d’ajouter un peu d’esthétique à leur élan. Comme si le sport n’était pas assez compliqué comme ça. Ça donne à peu près ceci : On veut avoir un bel élan qui respecte la théorie, mettre la balle dans le trou avec le moins de coups possible, avec l’équipement qu’on a, sans aller au champ de pratique, tout en respectant les règlements, et sans se fâcher. Pas évident! Mais tous s’entendent pour dire que c’est le moment de l’impact qui importe. «Ça ne paraît pas sur la carte de pointage. » Les golfeurs comme Jim Furyk en sont la preuve. En effet, Jim Furyk a un élan bien à lui, que les professionnels ne conseilleraient à personne. Mais il est très performant puisqu’au moment de l’impact, ce qui compte vraiment, il est irréprochable. 

Mais où veux-tu en venir Marius? Je dois vous dire que des gens comme John Hattie m’amènent à me questionner énormément sur nos prochaines étapes en éducation. Tel que précisé dans un billet précédent, je crois fermement que c’est l’élan, la pédagogie des enseignants qui sera la clé du succès des écoles. Même à l’ère numérique. Surtout à l’ère numérique. John Hattie nous rappelle qu’il faut être conscient de l’impact que nous avons sur l’apprentissage des élèves. Savoir ce qui fonctionne avec certains élèves et pourquoi. Et même si l’élan, la pédagogie de certains enseignants, semble à première vue s’éloigner de la théorie, des modèles comme l’inukshuk, c’est l’impact sur l’apprentissage des élèves que nous devons regarder, pas la beauté de l’élan. Rappelons-nous que la théorie doit être au service de la pratique, pas l’inverse. Je crois que le monde de l’éducation est rempli de Jim Furyk : plusieurs différents élans, qui «marchent». La pédagogie, c’est un heureux mélange de science ET d’art. Ceci dit, il faut accepter que nous avons tous besoin de parler de notre élan, d’améliorer notre élan, notre pédagogie. Et je crois que l’ère numérique crée de plus en plus d’occasions de parler de pédagogie. Il faut saisir ces occasions. 

L’équipement

Étant moi-même golfeur depuis près de 25 ans, je dois vous avouer que placé devant le choix de changer d’équipement OU de prendre une leçon avec un professionnel, je choisis 99 fois sur 100 les nouveaux bâtons. Et là, ceux qui me connaissent rient probablement en imaginant la quantité de bâtons différents qui dorment dans mon garage. Vous voyez, les nouveaux bâtons nous procurent de nouvelles sensations. Ils nous permettent de frapper des coups que nous ne pouvions par exécuter auparavant. C’est tellement plaisant. Les beaux coups vont plus loin, les mauvais, plus loin dans le bois. Et le pointage final demeure inchangé. Et pourtant, on a tellement l’impression de mieux jouer. Vous me suivez? 

En éducation, il faut anticiper le même comportement chez les enseignants. C’est tout à fait normal de vouloir des iPad ou un TBI dans sa salle de classe. C’est comme avoir de nouveaux bâtons. Cependant, il faut être conscient que, comme le golfeur convaincu qu’il joue mieux avec de nouveaux bâtons, c’est pour avoir un meilleur impact sur l’apprentissage des élèves que nous souhaitons intégrer la technologie dans les salles de classe. Il faut donc accepter d’essayer d’améliorer son élan aussi. Autrement, la nouvelle technologie peut nous amener plus loin dans le bois. Et à la vue de tous! 

Conclusion

Vous n’êtes pas sans savoir que dans le passé, l’école avait le mandat d’enseigner. Et les élèves apprenaient malgré nous, malgré nos élans de 100 coups et plus dans certains cas. C’est normal, les élèves devaient simplement connaître un certain montant d’information, que les écoles leur transmettaient.

À l’ère numérique, le mandat de l’école a changé. Aucun enseignant, aussi connaissant soit-il, ne peut rivaliser avec Google. Notre rôle est dorénavant de contextualiser la matière et de développer les compétences de nos élèves. Pour y arriver, nous devons tous, administrateurs et enseignants, améliorer continuellement notre élan pédagogique. À l’ère numérique, nous devons tous casser le 100. Ensemble, pour nos élèves.

 

 

L’école de l’ère numérique : comme gérer un gym ?

Si vous êtes un administrateur scolaire, ce billet s’adresse particulièrement à vous.

 

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de participer à une conférence de Dylan Wiliam qui portait sur l’évaluation formative (ou évaluation au service de l’apprentissage). Je me souviens avoir été impressionné par la multitude de stratégies présentées par M. Wiliam. Or au-delà des stratégies présentées, M. Wiliam nous a partagé quelques messages clés que je vous partage maintenant.

 

1. Les enseignants développent au fil du temps une expertise pédagogique bien à eux.

 

2. Les enseignants qui souhaitent améliorer leur pratique doivent choisir une ou deux nouvelles stratégies à ajouter à leur arsenal pédagogique et les perfectionner. Un petit pas à la fois, et à tous les jours.

 

3. Les connaissances des enseignants sont meilleures que nous le croyons. Ils ont davantage besoin de soutien que de formation si on souhaite qu’ils améliorent leur pratique.

 

Lors de sa conférence, M. Wiliam a fait allusion à Weight Watchers pour tenter d’expliquer l’ampleur du défi des enseignants en quête d’amélioration continue. Il a dit quelque chose comme ceci :

 

« Weight Watchers devrait être l’entreprise la moins profitable qui soit. Tout le monde connaît la recette pour garder un poids santé : faire plus d’exercice physique et manger moins. C’est tout. Weight Watchers ne révèle pas à ses membres un troisième ingrédient magique à cette recette. Il n’y en a pas. Alors pourquoi tant de gens adhèrent encore à Weight Watchers ? C’est que Weight Watchers ‘understand that they are not in the knowledge giving business but in the habit changing business’. »

 

Je me permets aujourd’hui d’ajouter à cette explication de M. Wiliam.

 

Depuis toujours, je désire ardemment être en superbe condition physique. Il y a une dizaine d’années, je me suis abonné au gym. Abonnement d’un an. Finalement, l’abonnement s’est avéré être un «don» au gym. Vous me suivez ? Et, bien malgré moi, j’ai fait quelques «dons» au gym depuis. Je me disais que le fait de payer pour un abonnement me servirait de motivation. Je n’allais quand même pas investir tout cet argent et ne rien avoir en retour. Alors un jour, je me suis dit que j’en avais assez de payer des abonnements et je me suis acheté un tapis roulant, et un vélo stationnaire. Tant qu’à payer… Et mon équipement de qualité est maintenant confortablement rangé au sous-sol. Est-ce que vous vous reconnaissez ?

 

Administrateurs scolaires, avez-vous déjà vécu l’expérience dans votre école ? Beaucoup d’équipement technologique qui ne sert pas dans votre école ?

 

Mais qu’est-ce qui a fait défaut ? Je suis en bonne condition physique quand même. Mais chaque fois que je me suis abonné au gym, j’avais la conscience et la connaissance que l’activité physique aurait été d’une grande valeur pour moi. J’étais motivé, même très motivé. Et je le suis toujours. Où est le problème ? Même avec de l’équipement de qualité chez moi, je n’y arrive pas. Et je sais que je ne suis pas le seul. Et je ne crois pas être paresseux.

 

Si j’analysais la situation comme un administrateur scolaire, je pourrais affirmer avec confiance que toutes les conditions (connaissance, motivation, équipement) étaient en place pour que je développe une condition physique remarquable. Alors pourquoi ne pas avoir eu de retour sur investissement ?

 

Je remarque que plusieurs gym offrent maintenant les services d’un entraîneur personnel. Cet entraîneur accueille un membre, apprend à le connaître, lui suggère un plan en lien avec ses objectifs personnels et l’accompagne tout au long du processus en fournissant au membre de la rétroaction descriptive et des encouragements.  Et à chaque séance d’entraînement, la relation entre l’entraîneur et le membre se développe.

 

Ça ressemble drôlement à ce que Marc Prensky nous recommande. Que l’enseignant et l’élève deviennent des partenaires. Mais quel est le rôle de l’administrateur scolaire dans tout ça ?

 

À mon avis, l’administrateur scolaire qui désire faire de son école une école de l’ère numérique doit :

 

1. Établir la vision et susciter l’engagement du personnel (s’améliorer pour les élèves)

 

2. Fournir les outils nécessaires au personnel (équipement, infrastructure, technologie)

 

3. Fournir le soutien nécessaire au personnel (appui de l’administration, appui en salle de classe, conseiller pédagogique… plusieurs personnes qui jouent le rôle de l’entraîneur personnel pour les enseignants)

 

Alors compte tenu du message de Dylan Wiliam mentionné plus haut et de l’exemple de l’entraîneur personnel, je crois qu’au-delà des formations et de l’achat d’outils technologiques, c’est le soutien offert aux enseignants au quotidien qui nous permettra de transformer nos écoles. D’où l’importance de faire de nos administrateurs scolaires des leaders pédagogiques.

 

Visiter le site DRII pour vous outiller en matière de leadership pédagogique.

 

Finalement, gérer une école de l’ère numérique, c’est un peu comme gérer un gym. Non ?

L’école à l’ère numérique : une question de pédagogie!

Contexte

Depuis quelques années déjà, l’ère numérique suscite des discussions sur l’avenir de l’éducation. Discussions qui remettent en question le modèle industriel actuel de notre système, vu la diminution continue de l’engagement des élèves et la nature évolutive de notre société de plus en plus mondiale. Des gens d’influence comme Ken Robinson nous amènent alors à repenser la raison d’être de l’école, le curriculum et à tenter de réinventer l’école, la salle de classe ainsi que le rôle de l’enseignant.

 

Points d’entrée

La dernière décennie a donc donné naissance à diverses approches pédagogiques novatrices. Khan Academy, l’iClasse, la classe renversée (flipped classroom), l’apprentissage par le jeu, l’approche par projet, l’approche par résolution de problème, la classe avec deux enseignants, la classe sans enseignant, l’apprentissage en ligne, l’apprentissage hybride, Twitter, Edmodo, D2L, iPad, iPod, TBI… les points d’entrée pleuvent pour ceux qui désirent préparer leurs élèves pour le 21e siècle, qui a déjà 13 ans, faut-il le rappeler.

 

Pédagogie efficace!

Mais attention ! Avant de choisir un format ou un outil quelconque, la plupart des experts dans le domaine de l’apprentissage à l’ère numérique s’entendent, et c’est tant mieux, sur l’importance d’une pédagogie efficace. Marc Prensky propose quatre catégories de verbes à cibler pour une pédagogie efficace à l’ère numérique. Le CFORP (Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques) a produit un Inukshuk qui reflète les 7 pratiques pédagogiques efficaces en matière d’évaluation au service de l’apprentissage et en tant qu’apprentissage. Dylan Wiliam nous rappelle qu’un élève ne peut démontrer des compétences du 21e siècle sans d’abord démontrer des compétences du 19e siècle. Selon M. Wiliam, il n’y aurait qu’une seule compétence du 21e siècle : apprendre à apprendre. Pour ce faire, il importe de développer chez nos élèves les 4C, comme le montre bien le modèle du P21 (partnership for the 21st century skills).

 

Notre cible : faire différemment

Alors oui, attention ! Nous voulons susciter l’engagement des élèves, mais nous voulons aussi qu’ils apprennent. Le modèle transformationnel pour la classe du 21e siècle (via @DRvoletII) illustre bien ce que nous souhaitons tous accomplir : créer la salle de classe où l’élève engagé apprend, développe des compétences, ses talents et construit son identité. Pour y arriver, nous devons faire les choses différemment.

 

Des lunettes pour voir différemment

Les 4 métaphores pour illustrer où l’apprentissage a lieu est un document adapté (traduction libre) de Spaces and Places (via @FrTurpin). On y présente les intentions pédagogiques qui pourraient sous-tendre l’aménagement physique de la salle de classe de l’ère numérique.

 

En pensant à vos expériences personnelles, qu’est-ce qui vous a permis de faire des apprentissages durables et profonds ? Personnellement, j’ai besoin de chacune des métaphores, dans l’ordre ou dans le désordre, dans ma vie professionnelle pour faire des apprentissages significatifs.

 

1. Le feu de camp : Je dois recevoir de la formation professionnelle formelle.

 

2. L’abreuvoir : J’ai besoin du temps d’échange avec mes collègues pour valider  ou confronter mes idées ou ma compréhension de divers sujets aux idées et perceptions de mes collègues.

 

3. La caverne : J’ai besoin de pouvoir faire le vide et de réfléchir seul. Cela me permet de déterminer ce que je retiens, ce que je rejette, ce qui n’est toujours pas clair pour moi.

 

4. Le vie ou le sommet de la montagne : J’ai besoin d’occasions où je dois utiliser mes nouveaux apprentissages dans des contextes authentiques. Le simple fait de devoir me préparer et d’avoir à verbaliser ma compréhension d’un sujet en particulier m’aide à consolider mes nouveaux apprentissages. Surtout si je dois répondre aux questions des participants.

 

 

3 Questions du #Claved du 10 octobre 2012

 

#Q1 : En tenant compte de l’élève de l’ère numérique, comment ces 4 métaphores peuvent-elles guider votre planification pédagogique ?

 

 

#Q2 : Comment ces 4 métaphores influencent-elles l’aménagement physique de votre salle de classe ? Vous pouvez vous inspirer de 20 Things Educators Need to Know about Learning Spaces (via @tonnet)

 

#Q3 : En tenant compte de vos objectifs pédagogiques, quels outils viennent faciliter l’apprentissage et développer les compétences des élèves dans chacune des 4 métaphores ? Vous pouvez consulter le Top 100 Tools for Learning 2012 (via @c4lpt) pour déterminer quels outils peuvent vous aider à atteindre vos objectifs pédagogiques. Pour reprendre les paroles de Roberto Gauvin : « Si je veux éplucher une carotte, j’utilise un épluche-carotte.»

 

 

Bonne réflexion !